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Accepter les distances.
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Les citadins s’y préparent et s’impatientent : de grands media leur promettent la disparition des véhicules et l’assèchement des pipelines. Des voies géantes en trottoirs vertigineux, peints et offerts. La possibilité de choisir toute direction, d’ignorer les feux comme les sens interdits.
Bien sûr, désinvolte, organique, latine et anticartésienne, Barcelona sera la première.
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Pic nic.
Des tables et des jeux qui, sous un angle particulier, apparaissent réduits ; des jouets d’enfants.
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À son ami, elle avouait parfois l’impression d’être un texture people, une sorte de user persona à deux dimensions, pas plus et figée dans le temps. Elle se penchait et mouillait ses lèvres avant de parler ; le lipstick accrochait le jour. L’air pesait. Les arbres étaient statiques, l’herbe rase. Une écologie standard pour milieu urbain ; le parfum des fleurs.
Elle demandait à son compagnon ce qu’il pensait des parfums de synthèse et si le bras galactique se cachait derrière l’azote.
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La vitesse d’un astre imprimé sur les matériaux cuits et les branches; caractérisé par l’étirement des ombres sur les primitives difformes. Un brouhaha diffus. Des cris d’enfants.
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À la joue des vieilles tours pétries d’arthrose BTP, Le tissu cicatriciel, orange, solarisait en plein quartier gothique.
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Drainage des flux humains, segments mécaniques, machines ; couleurs douces pour adoucir le stress, vitesse.
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Accordée avec une certaine perfection climatique, malgré un bord de toiture aliasé et le repli progressif de son architecture, la rue semblait plaire au regard paresseux du touriste.
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La barrière protégeait vainement le béton nu d’une eau trop verte, le béton ne bougeait pas. Et lui, au-delà, gris froid tout juste dégrossi, protégeait les curieux immeubles d’habitations de pencher autre chose que leurs dernières fenêtres au-dessus du parapet ; protégeait du petit bassin d’eau verte plus accessible que l’atmosphère azotée.
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