01/09/2010
par Daylon
Dans un espace intime réservé à leur propre discrètion : le souvenir de la chaleur humaine, c'était un autre temps ; l'écho inaudible des coeurs sans substance.
Ce vieux couple de fantômes, restés là bien après les cataclysmes, encore ici. De vieux danseurs assis à l'écart de la piste. Ils se serrent. Ils s'attendent l'un l'autre depuis la nuit des temps pour une invitation, une autre valse ; ils ne bougent pas. Ils ne bougeront probablement jamais plus, leurs mains fantômes de perdre le contact.
Un peu de poussière rouille se dépose.
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