14/12/2009
En sous-bois
À force d'arpenter ces chemins de mauvais asphalte, rugueux, rustiques, à remonter la pente irrégulière de l'unique voie praticable, on se débarasse des habits humains, de la ville, oui, des maisons et des marcheurs, le bruit de cailloux sous les pas et les même pas à frapper régulièrement le sol, le cliquetis des sangles sur le chemin des granges ; on perd aussi les signes de terrassement, les bords du chemin deviennent un peu plus flous, de la terre et bientôt des herbes, bientôt marcher en plein champ ou une prairie, les herbes hautes, encore peut-être une ruine comme une souvenir, puis un effort, la fatigue est saine : atteindre le sommet.
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