Plusieurs jours dans le silence et les amorces de fièvre avant de capter cette respiration lourde sur le réseau organique. Un réseau qu’elle croyait démantelé ; désormais entièrement habité d’une âme ennemie. Toutes ces pensées rien que pour elle. Des fantômes pour la hanter, des fantômes lubriques, des fantômes venus la malmener.
Sur le réseau : elle l’écoutait, il la trouva à son tour, elle le savait, il ne pouvait plus penser qu’à elle. Il proposait un pacte de survie unilatéral.
Il poussait, chahutait ; ses pensées étaient invasives, demeurées intactes, intenses malgré ces spores distendus par le voyage et les mutations. Elle dit : je lui étais ouverte sans mon consentement, il a occupé tout un espace que j’aurais préféré vide. Le viol de l’âme. Elle dit : tu te trompes, je n’avais aucune envie de survivre à cette guerre. Elle dit : j’ai passé des mois soumise à ta puanteur et j’aimerai te voir mourir sous mes mains.
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Volatiles roubaisiens post-apocalyptiques