###
_ 14/02/2007
_ in Reviews
_ par Daylon

Billy Wild

Bille Wild - Ceka et Griffon

Titre : Billy Wild (tome 1/2)
Auteur : Ceka & Griffon
Éditeur : Akileos
Année : Janvier 2007

En voici qui auront compris la notion de contraste. En rayons, au milieu de ces couvs figuratives par palettes, découvrir une surface (presque) entièrement blanche : ça interpelle. Forcément, on a envie de savoir ce qui s'y cache. Hein ? Dites ? Que peut-on bien y cacher ?
Quatrième de couverture
Billy Wild. Étrange chasseur de prime invincible qui écume le Grand Ouest. Fidèle aux mythes pionniers, la réputation de Billy Wild le devance et les duels gagnés abandonnent une écume de corps derrière lui.
Mais, à l'origine, Bille Wild, né fils Güt, était un fermier. Jeune, simplet, jusqu'à ce qu'il rencontre un certain Linus : un bonimenteur, un vendeur de miracles en kit. Séducteur, il prend Güt sous on aile.
Qui va servir l'autre ?

Le saloon
L'impact de Billy Wild est clairement graphique. Un noir et blanc léché ; équilibré entre des à-plats profonds et des traits nerveux qui s'échappent pour habiller la planche. Des jeux d'ombres et de lumières, des poses dynamiques. Mieux : les corps semblent déformés et adaptés à la personae de chaque individu. Ils portent leur moralité sur leur visage.
De fait, seuls les figurants de cette histoire apparaissent correctement proportionnés. Vides de sens.

Combat
L'histoire quant à elle est plutôt classique. Solide, sans pour autant faire d'étincelles : elle devient prétexte au dessin. Sa fluidité devient biais de cinétique dans chaque case. En temps normal, j'aurai tendance à rapidement oublier ce genre de bd. Ceci-dit, il est clair que le tout est carré [ce qui est déjà rare] et séduit par ses graphismes [si si].
En fait, je me retrouve un peu emmerdé : en temps normal, je me tourne vers des productions suffisamment tordues pour en faire cinquante tartines. C'est facile. Je peux même vous faire croire à une chronique bien fichue, voir érudite. A contrario, ici, je ne peux vous parler que de ce sentiment spontané qui vous prend aux tripes lorsque vous ouvrez l'album. Vous me voyez décrire ça ?

Quoique je peux vous trouver des défauts : l'humour macabre qui hante ces planches et l'esthétique gothique confinent parfois au cliché. À titre personnel, les images post-ado burtonesques me gonflent et les disciples de mister Beetlejuice encore plus.
Donc, la question : pourquoi accorder tant de crédit à Billy Wild, dans ce cas ?
Hé bien parce que ses auteurs ont apporté ce qui manquait à ce style pour enfin sortir du gimmik pour gothopouf.
Et ça : c'est bien.

Difficile pour le moment de se faire une idée définitive. Il existe deux tomes ; il faudra donc attendre. Mais cette première partie est bien ficelée, plutôt efficace ; un mélange de fantastique et de brutalité sur fond de Grand Ouest. Bref. Appelez ça un coup de cœur.
Balle
_ + Lien permanent

Ajouter un commentaire :

Le code HTML est affiché comme du texte et les adresses web sont automatiquement transformées.

_
Contactez les humains derrière le Moonmotel