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_ Filtered content :
_ 06/06/2010
_ Filed under :
Abondance
_ par Daylon

Vers les jardins - 1

« Tu dis que tu dois quitter ce boulot depuis des semaines. Tu l'as dis, non ? Tu l'as dis. »

« On ne te voit jamais, tu es toujours suspendu là-haut. Qu'y-a-t'il là-bas qui te plait tant ? Ce sont ces foutues plantes, hein ? Toutes ces fleurs, tous ces trucs ; on ne sait pas quelle maladie tu nous ramèneras un jour. Tu es dépendant, voilà ce que j'en dis. Tout ce pollen. Ça te crâme le cerveau.

Je le vois, quand tu rentres, c'est écrit sur ta tête, je peux le lire. Tu n'aimerais jamais redescendre. Tu passes ton temps au boulot. Ces pollens te tuent. Qu'est-ce que je t'ai fait  ? »

Retrouvez l'intégralité du projet Promenade dans les jardins d'Abondance en cliquant sur le tag associé.

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_ 03/03/2010
_ Filed under :
animos
couleurs
_ par Lasth

Alerte enlèvement.

lasth mime

Cet homme a disparu. Si vous pensez l'avoir aperçu, merci de nous donner tous les renseignements dans les commentaires. Nous avons besoin de vous.

*jingle qui fait peur* _ + Lien permanent + Fil des commentaires (un commentaire)
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_ 07/02/2010
_
_ par Daylon

Konami code

Ils percutaient les murs, roulaient sur le sol après réception, ils sautaient, oui ; ils avaient même fini par abandonner les gants ; ils n'hésitaient plus à se cogner. À mains nues. Et le talc se dissipait en faibles nuages que les effets spéciaux foudroyaient à l'impact ; de leur front, la sueur s'élevait, finement vaporisée, un flash unique pouvait révéler les particules.
La simulation ne suffisait plus à compenser les coups, les coups portaient parfois, une lèvre éclatée, ils se marraient les mecs, totalement anesthésiés par l'euphorie et la brutalité.
À chaque coup, les bras ou les jambes se nimbaient de bleu ; à chaque geste technique, des formes géométriques simples, matérialisées dans l'air étouffant du salon que les persiennes découpaient au préalable en tranches fines de jour. Ces abrutis se marraient.

Nouveaux coups portés avec puissance, du K1, les marques humides de pieds nus sur le parquet. Les deux combattants percutèrent le mur porteur.
La peau claquait à chaque fois et l'ambient des joueurs habillait le tout de sons irréels, toujours exagérés. Les maillots collaient au corps.

Des coups spéciaux enchainés derrière moi, les acrobaties assistées.
Les points dressés en chiffres lumineux d'or sur la tangente du combat permettaient de délimiter les silhouettes quand elles se jaugeaient, les respirations profondes, l'essoufflement puis relancer un enchaînement. Bientôt, l'un des gars devait dégainer un konami-code. Un éclair blanc noya la pièce.

Finish him.

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Les 24 heures de la BD 2010.

Voici ma contribution aux 24 heures de la bande dessinée d'Angoulême, organisées sur le net le 26 janvier dernier. Cliquez sur l'image pour ouvrir/télécharger le pdf [10megas environ].

Lasth - Le rayon (24h de la BD 2010) _ + Lien permanent + Fil des commentaires (aucun commentaire)
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_ 22/12/2009
_
_ par Daylon

De chaque côté

La ville est au-delà de la colline. Il faut en franchir la pente, ses vieilles maisons accrochés à la matière ; les arbres fatigués, la route en chicanes, des ruelles aussi. La ville, c'est ce que me cache la montagne. La ville est une promesse les nuits brumeuses, quand j'aperçois sa lueur orangée dans les nuages.

Dans notre dos et le crépuscule mauve : les zones industrielles, les hangars, toutes les machines signifiées par les colonnes de l'usine de retraitement ; ces figures relèvent d'une mythologie urbaine ; fières, leur base invisible derrière les toits, leurs corps métalliques émergeant de la pierre.
Nous sommes pris en tenaille, entre la ville et les zones.
Oui, des corps signalés des feux multiples, des points rouges dans les nuances sombres ; et au-dessus de leur tête : les épaisses vapeurs crachées de leur bouche.

Pas d'image dans ce billet. Et à ce propos, comme certains d'entre-vous l'aurons remarqué : hier, pour des raisons techniques, mes images (photos, couvertures, etc.) ainsi que les contenus en téléchargements, étaient indisponibles pour cause de bascule d'hébergeur du dmw. Tout est aujourd'hui rentré dans l'ordre. Vous pouvez reprendre une activité normale.

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_ 12/10/2009
_ Filed under :
téléchargements
érotique
_ par Daylon

Misvirginity

Ces derniers mois auront été riches en contenus téléchargeables. Après les 24h de la BD 2009, Glissements et Fiction 10 (sans parler du teaser de Retour sur l'horizon), nous vous proposons à nouveau un texte téléchargeable en intégralité, à paraître très bientôt dans une anthologie enrichie en luxure.
Cette anthologie porte le doux nom de 69, sous une double couverture de Diego Tripodi et rassemble au sommaire des auteurs comme Stéphane Beauverger, Francis Berthelot, Jean-Marc Ligny ou Virginie Betruger. Je me glisse cette fois entre Maïa Mazaurette et Mélanie Fazi pour un texte traitant de call-girl artificielle, de disparition de l'humanité, de mémoire, d'amour, de désir, de droits fondamentaux et du futur en général.

Remercions donc les gentils éditeurs d'ActuSF pour nous permettre, humbles grooms, de vous proposer aujourd'hui la nouvelle Misvirginity sur le Moon.
Une fois de plus, notons que le texte est vivement déconseillé au jeune public ainsi qu'aux Défenseurs De La Science-Fiction en raison de son caractère pornographique doublé d'une fâcheuse tendance à la contre-SF.

Anthologie 69, ActuSF - Misvirginity, par Daylon

La nouvelle peut-être téléchargée librement ici même (cliquez sur l'image ci-dessus ou sur le lien plus bas), au format PDF et son poids ne dépasse pas les 800ko (ce qui dépaysera certainement nos plus fidèles lecteurs).

« Je traversai en robe de cocktail le casual friday, vitre de taxi pour toute protection ; lumière au magnésium, bitume fondu, rues blanchies. J’arrivai ; elle m’accueillit à bras ouverts, la bouche rincée au vin, un sourire parfait. Elle me caressa les cheveux, ses doigts parfumés, des citations de Bataille coulaient sur ses paumes quand ses ongles tiraient le désir derrière mes tempes. J’étais concentrée, prête à l’emploi. [...] Apprêtée pour attirer les autres convives, j’étais la gravité, mon vagin le puits ; j’étais le sujet effacé d’une composition pâle quasi mystique, une allégorie, ces hommes et ces femmes autour, tous avides, une cène.  »

Misvirginity in 69, une anthologie aux éditions ActuSF (paru le 2 novembre 2009).

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_ 04/10/2009
_ Filed under :
animos
strips
_ par Lasth

Dialogue de muets.

Les images qui vont suivre sont un dialogue clandestin réalisé entre Daylon et moi lors d'une soirée mondaine par carnet interposé.
La majorité des phrases sont floutées afin de ne pas dévoiler nos plans de conquête du monde, les dessins de Daylon également, il n'assume pas ses gribouilles..
Je vous laisse à vos spéculations.

lasth animo dialogue _ + Lien permanent + Fil des commentaires (aucun commentaire)
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_ 24/09/2009
_
_ par Daylon

Drama in timecode

La capsule écrasée sur ce terrain vide, noire et encore fumante ; de la glace incrustée sur le bouclier de rentrée, sa tuyère tachée, le nez contre la terre. La séance démarra ainsi. Très précisément deux minutes avant le générique, le générique, aussi puissant que je puisse le concevoir. Avant. Je devais avoir entendu parler de ce film, je savais que je n'étais pas là par hasard. Elle était venue, elle aussi. Même effacés les uns aux yeux des autres par la pénombre, je la savais à mes côtés. Elle attendait, elle aussi ; le début du métrage, une introduction.

L'homme déambulait au premier plan ; encore sonné ? Je l'ignorais. Il marchait, portait une combinaison du premier programme spatial américain, sa visière est levée. Le film se situait pourtant dans un lointain futur, je le savais, ça aussi, m'étonnai de cet étrange design. Un autre personnage était dans le cadre, son sexe indéterminé. Ils s'échangeaient des questions et des hypothèses. De la vie ici  ? Oui, peut-être, des ondes radio. Il porta l'écouteur à son oreille. Le voyageur était cadré mi-cuisses, de la poussière couvrait parfois l'espace qui le séparait de l'œil, de la caméra. Derrière, gigantesque, l'écho baroque d'une architecture qui me fit penser un moment à Blame, un dôme sculpté de formes impossibles à lire d'ici, un dôme plongé dans quelques ténèbres.
Lui même à peine visible, presque hors-champ : le sol droit, brun, ocre ; la photographie le rendait très pâle, véritablement stérile.
Et dans l'oreille, une piste son nous le révéla, le murmure cosmique d'émissions radiophoniques d'après-guerre ; "c'est impossible", nous dit-on. Loin de tout, le vide spatial et cet artefact, une mégastructure, peut-être une alcôve dans une sphère de Dyson. L'homme leva de nulle part les diagrammes bleutés d'une réalité augmentée, des infographies.

Et tous deux, des relevés, des senseurs, cet homme et l'autre voyageur comprirent qu'il ne s'agissait ni du bon lieu, ni de la bonne époque, comprirent aussi qu'ils étaient seuls et la structure intelligente, qu'elle pensait ; le projet du film semblait être contenu dans la photographie, les cadres, cette lumière, les mouvements des corps tout comme les machines inertes, les machines gigantesques / et vint le générique.

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Amants, le récit intégral

Fin du feuilleton de l'été. Dit ainsi, c'est un peu brutal, mais si vous êtes un lecteur régulier du Moonmotel (et vous l'êtes pour moitié, ma boule de cristal aux statistiques me l'affirme), que vous nous suiviez à la régulière ou en vous abonnant au fil RSS (je ne saurais vous inciter à exploiter ce microformat), vous aurez lu la quarantaine de billets postés de juillet à septembre, « Amants sur un champ de ruines ». Fragmenté durant cette période en trois catégories (les illustrations et les deux points de vue parallèles des personnages), nous vous proposons maintenant le récit intégral et maquetté.

C'est un fichier pdf, comme d'habitude*, il pèse une douzaine de mo ; donc pensez à préférer le clic droit + enregistrer sous.
Cliquez ici pour télécharger le récit intégral de « Amants sur un champ de ruines » [PDF].

N'oubliez pas non plus qu'il ne s'agit pas d'un récit illustré au sens strict: les illustrations forment un fil à part entière dans l'histoire. Voilà pour le disclaimer.

Couverture (détail) de la nouvelle Amants sur un champ de ruines

Rappellons enfin que l'adresse du projet est inchangée : moonmotel.fr/f10. Nous envoyer de petits mots ou partager le projet autour de vous est un plus (et nous ferait plaisir à un point que vous ne soupçonnez même pas).

En souhaitant à nouveau une bonne lecture,

Votre groom.

* : je préfère préciser, suite aux quelques étranges retours sur Glissements, vus ici et là, de la part des Défenseurs de la SF.

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_ 12/09/2009
_ par Daylon

Amants - male 09 (finale)

Il contracte les mâchoires et les muscles pelviens, il tire, tente de battre en retraite avant qu’il ne soit trop tard. Ses nerfs chantent, ces traîtres. Il ne peut craquer maintenant, pas si proche du but. Le sang coule des plaies, dessine les contours de leurs deux corps. Il la sent remuer encore, conquérante, l’avantage lui échappe.

Les corps raclent les cendres, le béton éclate sous leurs doigts.

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