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Couverture pour le recueil d'entretiens de Richard Comballot aux Les Moutons Électriques.
Post-mortem ci-après.
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Les éclaircies coulent, se diffractent parfois, se diffusent, passent de surfaces réfléchissantes en matières translucides, captent de nouvelles nuances ; nuages insulaires au-dessus de nos têtes, après-midi de jaunes épais dans les frondaisons d'automne. Les cabines téléphoniques silencieuses car innocupées dans leur habit institutionnel, au centre d'un tableau périurbain.
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Soirée exceptionnelle hier, avec la célébration des 10 ans de la collection Lunes d'Encre, chez Denoël, à la librairie Millepages à Vincennes, en présence des éditeurs Gilles Dumay et Olivier Rubinstein, de l'anthologiste (et essayiste) (et auteur) (et scénariste) Serge Lehman, de nombre d'auteurs (présents au sommaire de Retour sur l'Horizon ou au planning des sorties 2010) et, enfin, d'une audience fournie et chaleureuse.
Quelques portraits pour cette première partie.
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Inversé, brutalement ; le fond du puits devient blanc, l'éclat blesse les yeux, le mur devient paysage et les lignes parfaites et la découpe des fenêtres dans ce lointain que nous pourrions toucher. Nous plongeons dans le rien pris en négatif.
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À l'occasion de la sortie de Big Fan, le nouveau roman de Fabrice Colin, une série de clichés représentant la perte de contact avec la réalité du personnage lors d'un concert de Radiohead.
Nous sommes ici dans un traitement proche du Haut Lieu, quoique plus brut, plus improvisé.
Une série de 6 clichés. 12x7cm, B&W, dernière prise au numérique (LX3).
Parution prévue : janvier 2010.
Les photos d'origine ont été prises le 24 juin 2008 lors de la tournée In Rainbows, au concert de Victoria Park, par Mark turner.
Merci à lui pour son aimable autorisation.
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Maintenant le jour, des photons catapultés en étages non solidaires sur les plaques d'oxydes, autre chose qu'une diffraction, un jour d'automne vu comme un architecture hasardeuse et le matin noué autour de la dualité onde-particule.
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On amène une volée de stouts que la mousse recouvre. Et pendant que l'on parle, que l'on griffone des débats sans conséquence, nous sentons l'atmosphère du pub nous recouvrir ; elle est impénétrable, chaude, l'alcool la rend plus chalereuse encore et nous savons que c'est une illusion. Nous parlons trop fort. Du foot anglais assourdit dans le bar. Et sous nos mains le bois ou le verre tiède, l'odeur du bois encore et l'âcre d'une ale sombre, la décoration, les choix de bibelots précis. Un étrange abri creusé dans la masse formatée de la place Vendôme.
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Ces derniers mois auront été riches en contenus téléchargeables. Après les 24h de la BD 2009, Glissements et Fiction 10 (sans parler du teaser de Retour sur l'horizon), nous vous proposons à nouveau un texte téléchargeable en intégralité, à paraître très bientôt dans une anthologie enrichie en luxure.
Cette anthologie porte le doux nom de 69, sous une double couverture de Diego Tripodi et rassemble au sommaire des auteurs comme Stéphane Beauverger, Francis Berthelot, Jean-Marc Ligny ou Virginie Betruger. Je me glisse cette fois entre Maïa Mazaurette et Mélanie Fazi pour un texte traitant de call-girl artificielle, de disparition de l'humanité, de mémoire, d'amour, de désir, de droits fondamentaux et du futur en général.
Remercions donc les gentils éditeurs d'ActuSF pour nous permettre, humbles grooms, de vous proposer aujourd'hui la nouvelle Misvirginity sur le Moon.
Une fois de plus, notons que le texte est vivement déconseillé au jeune public ainsi qu'aux Défenseurs De La Science-Fiction en raison de son caractère pornographique doublé d'une fâcheuse tendance à la contre-SF.
La nouvelle peut-être téléchargée librement ici même (cliquez sur l'image ci-dessus ou sur le lien plus bas), au format PDF et son poids ne dépasse pas les 800ko (ce qui dépaysera certainement nos plus fidèles lecteurs).
« Je traversai en robe de cocktail le casual friday, vitre de taxi pour toute protection ; lumière au magnésium, bitume fondu, rues blanchies. J’arrivai ; elle m’accueillit à bras ouverts, la bouche rincée au vin, un sourire parfait. Elle me caressa les cheveux, ses doigts parfumés, des citations de Bataille coulaient sur ses paumes quand ses ongles tiraient le désir derrière mes tempes. J’étais concentrée, prête à l’emploi. [...] Apprêtée pour attirer les autres convives, j’étais la gravité, mon vagin le puits ; j’étais le sujet effacé d’une composition pâle quasi mystique, une allégorie, ces hommes et ces femmes autour, tous avides, une cène. »
Misvirginity in 69, une anthologie aux éditions ActuSF (paru le 2 novembre 2009).
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Une certaine vérité se révèle dans les reflets, le virtuel affiché à espaces réguliers sur le double vitrage teint. Une vieille façade honteuse au-dessus d'une porte, l'administration chuchotant à la petite ceinture.
La ville est ici orange, nauséeuse ; le ciel en feu et l'architecture glauque. Tout glisse et semble vouloir se déguiser.
Masqués, comme ces visages un peu rustres derrière une coupe et de la couture ; derrière chacune de ces vitres : ces visages paysans condamnés aux listings Excel. Fluorescence cadencée au 60 hertz maladif. Cela, nous l'ignorons mais tout est visible, signifié par ces façades. La détresse de bureau.
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Aux tranchées ouvertes en plein milieu de la voie, au nez des immeubles couverts par l'aube et la pollution orange : discrets de pénombre, des os révélés et des veines creusées entre les grillages érigés en plaie, la peau abstraite gagnant du terrain sur la Porte au profit de son damier, sur, bientôt, les travaux et les machines ; bientôt les tours et les vitres radiantes.
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Comme une peinture hyperréaliste. La ville chutant du réel. C'est l'intention involontaire contenue dans l'œil, un cadre imparfait ignorant la vue périphérique. Je lui répond que je suis d'accord, que je ressens la même chose. Il me dit repenser à un Westlake, à la scène finale d'une adaptation cinématographique. Il me dit penser aux pochettes des Pink Floyd. Il me dit apercevoir un homme enflammé, un cadre en costume Calvin Klein imbibé blessant l'ombre et la composition sous l'espace ouvert des immeubles, des cheminées blanches.
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Ce n'est pas grand chose, mais j'ai trouvé 5 minutes pour faire un petit speed comme ca :)
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Le paysage : la nature aux temps modernes, ces toiles tendues de câbles blindés entre les pilônes, barreaux rêvés organiques, on nous présente le ciel barré en secteurs. Puissante, son pistil offert au jour, la fleur tutoie le cuivre depuis le sol.
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Pour votre sécurité, on installe des barrières de plastique jaune, des obstacles oranges, on place un peu partout des barrières inoxydables peintes, des signes sur les immeubles ; pour votre sécurité, on ferme des voies, bloque des escaliers, tous les feux de croisement passent au rouge quand ils ne cèdent pas à l'orange clignotant.
Votre sécurité : refermer une à une les portes, éteindre les lumières et voiler un jour désormais trop peu visible depuis le trou et les galeries un peu humides. Pour votre sécurité, un anonyme et figure de l'autorité vous intime de ne pas bouger.
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Étrange mois que cet octobre-ci, où votre groom produira un don d'ubiquité chez Denoël pour une double parution avec (ah ah) deux casquettes radicalement différentes :
Le plus logique serait de commencer par Encre, épais et ambitieux second tome d'un diptyque faisant au tout aussi épais et ambitieux Vélum. Le vernis est un peu poseur, plutôt nerveux et définitivement stylisé pour dessiner la grande claque anglo-saxonne de ces dernières années. C'est plutôt une chance que d'avoir bossé avec Duncan sur cette couverture. Oui.
À propos, le postmortem de l'illustration de Encre est toujours disponible sur le Moon.
Seconde sortie maintenant, importante à plus d'un titre (si tant est qu'il faille le rappeler), où je me glisse cette fois entre Léo Henry et Philippe Curval pour un texte parlant de sf (pas mal) et de modernité (beaucoup). On y fait un certain deuil de la postmodernité et on scrute les cieux nocturnes.
Notez enfin, pour la minute commercialo-putassière, qu'à l'occasion des dix ans de la collection Lunes D'encre, une superbe promo vous permettra d'avoir un livre offert pour l'achat de l'une de ces nouveautés, à choisir entre un Rudy Rucker et Robert Holdstock. On m'a dit beaucoup de bien du Rucker.
Je tiens à remercier d'avance la générosité de vos porte-monnaies.
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