Archives

L'ensemble des éléments de ce projet sont disponibles à l'adresse suivante : moonmotel.fr/f10
+ Lien permanent
+ Fil des commentaires (aucun commentaire)
Ils ferment les rues, dressent des barrière sur le bitume avant de se replier à l'ombre. Les routes des berges bientôt désertées.
Au sol, les signes peints ne renseignent plus personne.
+ Lien permanent
+ Fil des commentaires (un commentaire)
Nous l'avions déjà fait à plusieurs reprises : nous vous avons proposé cet été de découvrir un récit graphique en téléchargement sur le Moonmotel.
Comme d'habitude, les éléments ont tout d'abord été postés avant d'être aujourd'hui aggrégés et maquettés sous la forme d'un fichier pdf. Comme d'habitude, tout est disponible gratuitement.
Cliquez ici pour télécharger l'intégrale de Amants sur un champ de ruines [PDF] (12mo environ).
... Il s'agit d'une collaboration entre deux de vos grooms préférés, sur une histoire courte de 20 planches, où il est question d'apocalypse, de soldats d'élite, de survivance et de coït.
L'histoire se décompose entre deux trames parallèles. La première est graphique (réalisée par Lasth), l'autre textuelle (Daylon). Aucune n'a valeur à illustrer l'autre mais, au contraire, de développer parallèlement deux lectures d'une même histoire ; deux lectures destinées à fusionner ensemble à la fin.
Les scènes étant relativement explicites, il sera appelé à la discrétion de nos lecteurs. NSFW modéré. Vous êtes prévenus.
+ Lien permanent
+ Fil des commentaires (aucun commentaire)
Coucher avec l’ennemi.
L’embrasser et l’étreindre, le presser contre ses seins : elle ne pouvait rêver pire humiliation. Le connaître au degré de l’intime ne devait pas suffire. Tout savoir de lui : goûts, rêves, désirs, espoirs. Tout savoir et supporter ce fardeau, une croix pour laquelle on lui trace maintenant un chemin : fouler les pierres blessantes de ses pires pulsions, cet homme, de ses déviances ; affronter une sexualité en roue libre.
Elle le sent dur, à bout de souffle d’avoir trop désiré ; elle-même consumée à force d’anticiper ce contact.
Elle aimerait qu’il en soit autrement. Elle se préférerait digne, valeureuse. Elle participe à ces caresses, à ces baisers fiévreux entre deux créatures nues. Elle le hait. Elle le déteste. Elle refoule l’autre désir, le désir de mort. Elle tire avec douleur l’oxygène qui fait tant défaut à l’atmosphère. Elle est malade ; elle longe les falaises de la folie, refuse de regarder en contrebas. Elle espère que tout se termine rapidement, qu’elle puisse fermer les yeux et se couper de l’instinct meurtrier.
L'ensemble des éléments de ce projet sont disponibles à l'adresse suivante : moonmotel.fr/f10
+ Lien permanent
+ Fil des commentaires (aucun commentaire)
Cette rue est désertée des passants, me dit-il. Les voitures remontent vite, en trombe, ronflent sur les pavés emmergés. Des récifs érodés et piégés dans la rivière de bitume. Les murs inertes. Des riverains : en reste-t-il ? Les rideaux sont tirés, les plaques retirées. La peinture s'érode et pâlit. Il me demande : est-on seulement sûr qu'il reste quelqu'un ici ?
+ Lien permanent
+ Fil des commentaires (aucun commentaire)
Ils quittent les berges pour les rues fuyantes, remontent vers Tolbiac, les rivages sud de Lutecia. Amon perce le plexiglas de la gare, filtre au travers des poutres ; Isobel le scrute tout en marchant. La lumière vire à l'orangé, aux heures sanguines.
Jaz murmure :
« Bientôt le blackout. »
Amon gagne le même teint cuivré en embrasant la chevelure d'Isobel. Et Isobel de forcer un peu le pas.
+ Lien permanent
+ Fil des commentaires (un commentaire)
Ils vont et viennent toute la journée. Ils déchargent des camions entiers de meubles usés, de technologies en fin de règne.
Les petits utilitaires ne se garent même pas, vomissent les débris d'intérieur ; ils sont réguliers, les feux de détresse palpitent sans zèle.
Puis ils repartent, abandonnent pour la prochaine tournée ces nouveaux reliefs. Effondrés, empilés, les objets dessinent les contours d'un golem aux vieux os. Appuyés contre les maçonneries d'immeubles voués tout autant à la destruction, à la retraite du confort moderne.
+ Lien permanent
+ Fil des commentaires (aucun commentaire)
La ville se replie lentement sur elle-même. Lutecia par un soir de juin.
Ici, les murs pâles, les ombres roses dans le crépuscule ; l'entrée y apparaît limpide, la surface solidifiée d'un lagon.
L'heure avancée couvre de bleus les passages couverts. Un néon distribue le feu volé au soleil par sa lueur modeste ; des étincelles crépitent sur le bitume en image arrêtée.
Température douce, brise fraîche précédant la nuit totale.
+ Lien permanent
+ Fil des commentaires (un commentaire)
Jacques Mucchielli, co-auteur avec Léo Henry de Yama Loka Terminus (chez l'Altiplano), qu'on retrouvera ces jours dans la trés limitée anthologie (anniversaire) Glissements, aux Moutons Électriques.
Et Jacques ne pose pas.
+ Lien permanent
+ Fil des commentaires (aucun commentaire)
« ... Et le vent bavard ; oh, ce qu'il ne cesse de chanter : sa voix est forte, on ne s'entend même plus parler.
Tu sais, je dois m'élever au-dessus de son propre mologue, nous penchons la tête et fixons la vase. Je sais, je sais, tu souris : nous n'avons pas tellement de choses à dire et le vent ne nous voit pas si souvent.
Le printemps se prétend estival, continuons, la digue est toute proche maintenant. Le vent. Il emmêle nos cheveux. Le vent nous voit approcher la digue, que veux-tu ? Il se dépêche de nous dire toutes ces histoires de promeneurs qui gonflent sa mémoire. »
+ Lien permanent
+ Fil des commentaires (aucun commentaire)
Elle lève la tête, inquiète. Le plancher marmonne quand elle se tourne, rauque et sifflant; le plancher critique les mouvements fébriles de la jeune fille.
Le préfabriqué parle dans le vide. Le monde s'est apaisé, le jour glisse sur une écume grise invisible sous le chapiteau. Le terminateur du jour et de la nuit à croiser le centre de la toile.Le tonnerre gronde timidement dans le lointain, son forfait accompli.
L'environnement s'apaise mais elle, la jeune fille, elle me serre le poignet, je sens ses ongles; elle ne peut s'empêcher de demander :
« Et les feuilles ? Elles tombent toujours ? Les poutres chutent encore ? »
Vaguement protégés sous la charpente inox, les lustres cheap, le mobilier daté et nous ; à écouter le souffle contre la toile blanche, la toile translucide.
+ Lien permanent
+ Fil des commentaires (un commentaire)
+ Lien permanent
+ Fil des commentaires (aucun commentaire)
+ Lien permanent
+ Fil des commentaires (aucun commentaire)
Ce site est une création permanente, alimentée par Daylon & Lasth.
Vous y trouverez illustrations, photographies, fictions et roughs en tout genre.
This website is an on-going collective arty project, fed by two lazy curators.
We consider this as a notebook, an online deposit for random thoughts.
We mostly speak french, but also some other strange-looking languages too.

