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Les gorges offertes, ouvertes sur les canaux gonflés des veines qui palpitent, cambrées pour lever ces bouches ouvertes sur ces rires. Les mains serrées, les ongles blancs, le maquillage brillant aux coins des yeux, les cravates un peu lâches, les trophés sociaux visibles.
Les cocktails trop mal dosés et les alcools de mauvaise qualité, les alcools eux-mêmes maquillés par les éclairages, les murs rouges, le sang irriguant ces lèvres tirées en sourires. Les billets lâchés sur le zinc humide, les billets froissés. Les broadcasts musicaux inaudibles, les conversations mélangées.
Les souffles aux fragrances de rhum.
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Le matin coule vers l'aval de la rue sans rencontrer d'obstacle. Les bus restent au repos. Des étudiantes attendent l'ouverture d'une boutique de partitions. Des conversations s'échappent des fenêtres ouvertes et basculent depuis les balustrades sur la surface chaude du macadam ; couler au fond d'une rivière immobile.
Fixer depuis le rivage, sous l'ombre, rue de Rome, le large plafond gavé de cyan.
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Vue sur la préparation d'un décor.
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Voilà, les Imaginales 2009 c'est fini.
Merci à tous ceux qui sont passés me voir !
Pendant le festival j'ai fait pas mal de petites dédicaces sur les cartes postales illustrées par mon affiche. J'ai pris le temps d'en faire aussi un peu pour moi, dans le même style. En voici quelques unes.

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Dans la quiétude de l'arrière-pays, le bois bleu conquis par les feuilles déjà sèches, l'herbe rase. Un aperçu estival sur nos têtes ; des personnes s'activent en coulisse, au-delà des murs. Au travers de la poterne, sur les pelouses, on les aperçoit. On peut à peine les entendre, d'ici.
Les feuilles frémissent à peine et le bois reste immobile.
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Ayant réalisé l'affiche des Imaginales 2009, j'exposerai à la Maison du Bailli à Epinal du 14 au 17 mai prochain, soit pendant toute la durée du festival.
J'espère que certains d'entre vous pourront se déplacer, je vous rencontrerai avec plaisir !
Vous y découvrirez une large sélection de mes travaux en grand format, dont quelques images inédites.

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Des écritures d'enfant, des coquilles par dizaines, l'écriture maladroite ; tournures étranges et instantanés de consciences disparues dans cette rue qui s'effondre.
Les pensées molles glissent leur ombre sur les façades, ce qu'il en reste, toutes fenêtres closes. L'azur en sursis dans les reliquats de peintures bombées. Les graffitis se contractent autour de proverbes difformes et oubliés. Le monde se replie sur une image, l'abstraction infiltre le plâtre, les dimensions s'effacent. Un vague point d'équilibre sur un résumé inattendu du monde avant le big crunch.
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Après de longues semaines de travail partagée entre les retouches studieuses et le danger de trop en faire, le montage photographique et la peinture numérique, voici ce qui sera certainement le visuel définitif pour le roman Encre de Hal Duncan, suite directe de Vélum, le pavé coup-de-poing sorti en septembre dernier.
Notez qu'à l'heure où j'écris ces lignes, l'illustration n'a pas encore obtenu l'aval de Denoël.
À prendre avec des pincettes, donc.
Encre, le livre de toutes les heures 2/2.
Soyons clairs : ceux qui n'ont pas aimé la couverture de Vélum aimeront encore moins celle de Encre. Si vous n'avez pas accroché à la première illustration, je ne m'attends pas à ce que vous changiez d'avis sur la présente. Il n'était non seulement pas question de s'assagir dans l'approche esthétique mais au contraire d'aller plus loin et creuser un peu plus l'impact visuel du roman. Encre devait détonner sur Vélum. L'hiver et le printemps décrits dans Encre s'imprimer avec plus de force encore que les été/automne du premier volume. Il était nécessaire de pousser plus loin les codes picturaux utilisés auparavant, à savoir : le fond de couleur, une figure en noir et blanc, un montage lorgnant plus sur la composition photographique que vers la peinture numérique et un tableau final épousant au plus près les thématiques du livre.
[...]
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Il remonte l'avenue quand les autres s'éloignent. Certains se sentent mal à l'aise quand ils le croisent, ils toussent, ils lui expliquent qu'il ne faut pas rester là. Pour toute réponse, l'homme hagard articule quelques mots, sa voix est faible, il rêve peut-être. On lui demande de répéter, de répéter plus fort. L'homme, somnambule en plein jour, lunettes noires sur les yeux ; il explique que la lumière l'hypnotise, qu'il aimerait voir ça de plus près et rester encore un peu. Les passants haussent les épaules, soupirent, il est trop tard pour s'occuper des égarés. L'homme marche d'un pas rapide quand ceux qu'il croise disparaissent sans se presser.
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Ce site est une création permanente, alimentée par Daylon & Lasth.
Vous y trouverez illustrations, photographies, fictions et roughs en tout genre.
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