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Lorsque la charge explose, le souffle comme une coque fébrile autour du cœur ; insolente, précoce, la contre-lumière défie le jour, tire sur de nouvelles ombres immenses.
Les passants sont encore figés dans le moment de paix :
Des sourires quand les radiations embrassent les corps, la carresse brûlante des longueurs d'onde les plus courtes au moment où des couples s'enlacent, le feu venu dissoudre les sacs eco-responsables, les grands logos et les rires bientôt perdus. Une supernovæ.
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La montée des eaux noires, le crépuscule, un drap bleuté radiant sur des contrées inatteignables.
Tous se réfugiant aux abris, blottis dans ces espaces étroits ; les foyers.
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Sous un ciel de phosphore brûle les contours des des manifestants attroupés, la procession sous les arches de jardins suspendus. Les cars de police blanchis par la lumière, les soldats tournent le dos aux banderolles.
Des sifflets retentissent dans le magma clair, percent les brumes de chaleur et l'asphalte presque fondu.
Les avenues désertes.
C'est une perspective droite, si droite ; les façades hausmassiennes comme polies, l'après-midi incandescante sous une forme d'été précoce.
Les manifestants, au loin, pénètrent le cadre pour bientôt ressortir par le bord opposé. Les forces de l'ordre les ignorent, protège des citoyens cette colère déjà distante.
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Prêts à fuir, en silence ; le souffle court et la nuque contre l'appui-tête. On évite de coller les vitres froides. L'attente est longue.
Les rames glissent en sifflant, elles interpellent les spectateurs absents, suivent le sillage figés des rails.
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Un petit mot pour vous signaler les parutions quasi simultanées des deux nouveaux romans de Catherine Dufour et Thomas Day.
L'occasion de vous rediriger sur les couvertures respectives :
— Outrage et rébellion ;
— Outrage et rébellion, couverture alternative ;
— La maison aux fenêtres de papier.
Dans la foulée, coté news, une demie annonce en toute fin d'interview (institutionnelle) avec Thomas Day, sur le site de Folio.
L'ami Lasth est aussi et principalement dans la barque.
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... Et même si l'éclairage urbain s'était réveillé, sorti de la torpeur par l'éclipse des immeubles ; les rues incapables de canaliser les dernières lueurs du jour.
Et quand bien même, au-dessus des toits, le ciel demeurait bleu, vibrait dans le crépuscule.
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Une nuit de fin d'hiver ; douce et le ciel dégagé.
Les lumières venues fleurir dans l'air humide des quais meurent un instant, à la croisé d'une silhouette, d'un véhicule ; se diluent dans une ombre avant de renaître.
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Portrait de Pierre Jarillon, réalisé à l'occasion de la première session du Petit Labo.
On essuie les plâtres.
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Ce site est une création permanente, alimentée par Daylon & Lasth.
Vous y trouverez illustrations, photographies, fictions et roughs en tout genre.
This website is an on-going collective arty project, fed by two lazy curators.
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We mostly speak french, but also some other strange-looking languages too.

