Archives
Ainsi, tous les mannequins de cire cessèrent de danser et vinrent à la vitrine, leurs visages pâles, l'émotion neutre.
Eux, figés dans cette contemplation : les derniers rayons brisés dans le feuillage. Jaunes, pénombres oranges, ; teintes mouillées de pastels.
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Au cœur des entrepôts, les archives se fossilisaient sous les strates de poussière.
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Et hop, une petite nouvelle illustration pour le site d'EVE online.

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Il écarte les rideaux, le nez contre le double vitrage, il pousse le loquet : l'air est frais, une fin d'été et l'hôtel à l'abandon. La nuit pose sa main sur la zone d'activité, étouffe les veilleuses, découpe la limite des phares ; rampe au pied des pin-ups artificielles sur le stand des concessionnaires : les corps lunaires esquissant les mêmes séquences de gestes, il suffit de regarder, ces femmes luminescentes scellées dans le béton ; elles clignent des yeux, sourient encore, sourient sur le rideau aux néons, le fond de grandes berlines et le logo géant de la marque pour retraités et CSP+.
Quelques voitures.
L'heure avance : les camions grondent en remontant la bretelle de l'échangeur. La ville, au creux de la vallée.
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Elle se penche, ramène ses cheveux en arrière, s'étire, joue sur la lanière d'un sac passé en bandoulière. Elle fait quelques pas, montre le dos au soleil, bouteille d'eau à la main, Ray-Bans glissée dans une poche de pantalon.
Lui demeure immobile, scrute le paysage : nulles autres traces de vie que les pylônes, la poubelle abandonnée ; les plans touristiques bleuis par le temps et devenus illisibles.
Ils s'humectent les lèvres au même instant, détectent un goût de terre.
Il demande :
« C'est ici ? »
Elle ajuste les lunettes d'aviateur sur son nez, penche la tête :
« C'est ici. Après, il n'y a plus rien. »
Comme une frontière : collines rouges aux strates d'herbes blanches.
Miniature terrestre de Valles Marineris.
Après : les derniers pylônes ne relaient plus de câbles, les dernières pancartes sont à terre.
La roche crisse sous les pas.
Elle se tourne vers lui, mais ses yeux restent invisibles derrière le verre fumé, ses traits neutres :
« C'est du tourisme de fin du monde. »
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Promis, les star wars version "fesse" reviennent bientôt, mais en attendant voilà une image pour le jeu de cartes Star Wars Galaxies.
edit : désolé suite a une demande de Lucas Art, je n'ai pas le droit de montrer les images où que ce soit publiquement ...
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Attendre, sous l'éclaircie d'une fontaine.
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Après un affreux, douloureux et très long teasing, les 666 pages du Vélum de l'écossais Hal Duncan est sorti ce jeudi 11 septembre.
C'est fou, gonflé à l'adrénaline, intelligent, moderne et disponible un peu partout.
Voici un dernier récapitulatif de nos posts sur le moon :
- Revue de presse (n'hésitez pas à proposer vos liens dans les commentaires) ;
- L'illustration de couverture (en grand) ;
... Si vous n'êtes pas encore convaincus.
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Encore une couverture pour White Wolf (cliquez dessus pour la voire en plus grand)

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Les parasols déjà repliées, des couleurs en touches timides sur les tons pastels.
L'eau est de chrome : des vagues molles qui se forment sans jamais produire d'écume, si peu d'écume ; la mer semble artificielle, mais les promeneurs l'ignorent, arpentent la plage, serviette à la main. Leur nombre diminue chaque jour.
L'après-midi décline, se glisse sous un voile. Le vent déforme le ciel et provoque le vertige pour qui lèverait les yeux.
Loin, si loin : silhouettes de ports abandonnées, aggrégats de tours blanches, background d'aquarelle passé au dissolvant, tapis de gris et coulées de cuivre ; des rayons balaient la côte.
Tout est calme, chacun rentre chez soit après avoir volé un peu de soleil. Ce qu'il reste.
On abandonne les bars et les parkings se figent. La nouvelle morte saison.
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... L'industrie enjolivée sous les lignes vespérales, les usines stylisées. Les zones d'activité sous le safran, d'où s'élèvent ces colonnes de vapeur gavées de sucre ; toute cette barbapapa. La ville-jouet se matérialise quand le creux des rues glisse sous la pénombre.
Le haut des immeubles, les toits des hangars, les cheminées : toutes changées en bibelots enfantins, choses gigantesques vêtues de couleurs.
Une vision idéalisée par la fin du jour. Du rose. Un parc d'attraction en matte-painting.
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La surface à peine agitée du plastique dissimulait une réalité toute neuve.
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La mise au point défaille, la chaleur nettoie les détails de l'image.
Dans les arrières-cours se dressent les figures simplifiées des logements.
Personne ne lève les yeux regarder.
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Ce site est une création permanente, alimentée par Daylon & Lasth.
Vous y trouverez illustrations, photographies, fictions et roughs en tout genre.
This website is an on-going collective arty project, fed by two lazy curators.
We consider this as a notebook, an online deposit for random thoughts.
We mostly speak french, but also some other strange-looking languages too.

