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Troisième livraison de portraits réalisés durant les Imaginales 2008
Et retrouvez la première ainsi que la seconde partie.
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Nouvelle série portraits ; toujours réalisés dans le cadre des Imaginales 2008, à Épinal.
Cliquez ici pour retrouver la première partie.
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Une petite illustration pour le site d'EVE Online, entre deux concepts de décors pour des projets de jeux vidéo dont je n'ai pas le droit de parler.
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Une longue série de portraits noir & blanc, réalisés à l'occasion du festival Imaginales 2008.
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Illustration pour le recueil de nouvelles (+ un court roman éponyme) de Serge Lehman.
Sortie prévue : octobre 2008, chez Denoël, Lunes D'encre.
Certains fragments ont été déjà été présenté plus tôt :
"La fenêtre"
"La clé"
Il n'est pas exclu que d'autres morceaux soient postés dans les prochains jours.
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Un après-midi, Paris baigné d'un été précoce ; les rues, presques blanches ; et provoque, sur les terminateurs solaires, d'étranges illusions. Des lagons encapsulés dans les fenêtres. Des couleurs qui n'existent pas.
D'autres clichés à venir. Bientôt.
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Autres espaces inhabitables :
"I : la porte"
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Des squelettes géants de métaux et de verres, noyés par la marée végétale.
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Au premier regard, la scène paraît figée.
Machines à l'arrêt, piétons piégés dans une pose indélicate ; la lumière est suffisante pour fixer instantanément la scène au fond du corps vitré et imposer des dessins rémanents.
Un cliché d'un croisement, ordonné par des signaux à peine visibles.
Les signaux : ce sont les braises des feux-stops en contre-jour ; cela dure encore quelques instants, avant un signal discret : dans un même lit, les courants changent ; l'ouverture des artères, les freins qui se relâchent, les silhouettes de véhicules glissent de nouveau, avancent puis s'engouffrent dans un capillaire, une voie sur berge, une rue ombragée.
L'asphalte fond et les passants courent sur la gelée de revêtement, sautent entre les flaques de goudron, dansent, survolent presque la route et passent d'une rive à l'autre.
Les feux de signalisation continuent leur propre ballet, rythme monocorde, inconscients d'être noyé dans le soleil de midi.
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Ainsi, elle se penche, me retient un instant. Ses lèvres forment des mots, s'étirent, exagèrent les phonèmes muets. Sa main accroche mon poignet ; elle me montre les débris du mur répandus au sol.
Tout l'immeuble raconte son histoire, son drame, sur son architecture nue.
Nous avons traversé les étages et erré le long des couloirs, récolté et annoté cette histoire. Je la regarde : sa voix a réveillé les monstres endormis dans la cave, effrayé les fantômes.
Ici, sur le lino, nous avons pourtant tout vu, gisent les mémoires des derniers cataclysmes. La patine, le tissu cicatriciel du plâtre. Nos pas, nos voix ; elles résonnent dans la pièce vide.
L'air manque de chaleur.
Elle me dit :
« Partons. »
Elle me dit que nous n'avons plus rien à faire ici, que ces mémoires à sauvegarder. Plâtre sous nos ongles et souvenirs dans nos poches. Je m'accroche à elle, la suis, le cœur chargé de confiance, vers la sortie, dehors, passer les portes coupe-feu et ne jamais revenir.
Jamais.
Le printemps a conquis les abords du bâtiment, arbres adossés aux façades et herbes folles dans la cour. La peau d'asphalte déchirée, en lambeaux, d'où s'échappent les plantes et les racines. De la mousse aux crêtes des plaies urbaines. J'essaie de dire quelque chose mais elle m'arrête, elle a compris, elle me dit qu'il est inutile d'en attendre plus, que le temps engloutira bientôt le reste de l'immeuble.
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Filtrant des cloisons, ces soupirs de meubles usés. Peintures défraîchies, reliquats inertes de technologies, cartons emplis de vieux câbles, vitres éreintées par le temps et la poussière. La lumière, fade, qu'aucune présence humaine ne trouble.
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Ce site est une création permanente, alimentée par Daylon & Lasth.
Vous y trouverez illustrations, photographies, fictions et roughs en tout genre.
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We consider this as a notebook, an online deposit for random thoughts.
We mostly speak french, but also some other strange-looking languages too.

