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_ 29/02/2008
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_ par Daylon

La séance photo

C'est une danse au ralenti, découpée en séquences infimes, en variations brutales.
Une séance à ciel ouvert, sous un bleu crépusculaire.

Les gestes sont infimes : les mécaniques de l'obturateur s'activent, les flashs tombent, éclaboussent les bâtiments d'un fac-similé d'orage.
Des volées d'éclairs, une fin du monde silencieuse. Dans la cour : les poses parfaitement synchrones du modèle, les prémices mimés par le photographe.

Clichés sur fonds de couleur, les façades d'à-plats rouges ; noient les contours du modèle.

Une foule attentive épie leurs mouvements depuis l'intérieur. Et leur bouche, leur nez collé aux fenêtres, maculant les surfaces de leur souffle humide, la buée en étrange banquise sur la transparence. Leurs mains touchent et semblent chercher une percée, un passage vers l'extérieur. Rejoindre le duo dont le nom leur échappe.
Nouvelles poses. Nouveaux flashs.

Le modèle ne sourit pas. Le photographe est invisible derrière la lentille.
Crépitements de l'orage pictural.

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_ 24/02/2008
_ Filed under :
animos
_ par Lasth
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_ 23/02/2008
_ Filed under :
eos350d
_ par Daylon

L'attente du métal tiède

Une armée de chaises vides

La ville est muette. Prise dans la fraîcheur, la toile de la désertion, encore humide de la nuit enfuie.

L’armée attend. L’armée guette. Des troupes squelettiques ; et leurs os soudés, galvanisés.
De cette armée, toutes attendent.
L’aube arrive à pas feutrés, embrasse les brèches orientales de la ville ; et toutes attendent, fébriles, brisant déjà les rangs, leur métal bientôt dépouillé de toute chaleur.
Attendent les singes, l’activité, la vie.

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_ 20/02/2008
_
_ par Daylon

Mécanode | sandbox#3

Vanilla arpentait le Logos depuis des jours.

Les horizons plats, les vallons trop légers pour être vus à distance, les esquisses interrompues de rivage. Vanilla voyageait en Logos, frottant ses yeux rougis, sa peau grignotée par le sel.
Un peu de vent, balayait en rafales cycliques les plaines, ces paysages matinaux ; animait les tiges de plantes géantes, se diffractait en courants plus faibles lorsqu'il croisait des bancs de poissons volants. Poissons joie, poissons surprise. Le vent colportait le bruit du ressac, les promesses de savoir, de lumières.

En décor, un matte painting d'artiste, de longues estafilades de cirrus nimbés de sucrerie.

Vanilla continuait sa longue marche. Ses pieds foulaient les mousses gorgées d'eau, des pierres constellées de perles d'information. L'infosphère sous ses pas, les couleurs d'enfance, le bleu et le vert. Elle voyageait en un Logos désert. Elle cherchait en vain des réponses dans les plantes souvenirs et les traces dans le limon coloré. Vanilla cherchait un remède qui n'existait pas.
Elle ferma les yeux. Les rouvrit. Le Logos n'avait pas disparu, n'avait pas changé. Dans le lointain, des dessins naïfs traçaient les limites du continent, les falaises.

Vanilla retenait la haine. La colère. Des radiations émanaient d'elle, suintaient lentement de sa peau, une sueur légère et parfumée roulant de son visage et son corps ; polluait déjà et avec douceur le marécage autour.

Les flaques d'information doucement corrompues.
Des composés chimiques, virtuels, parés de noirs et de reflets métalliques.

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_ 17/02/2008
_ Filed under :
eos350d
_ par Daylon

Île Saint-Louis, Île de la Cité

1.Saxophoniste

Où il devient inutile de fuir la carte postale et la digestion touristique.
5 clichés.

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_ 15/02/2008
_ Filed under :
couvertures
_ par Daylon

Vélum

Hal Duncan's Vellum

Hal Duncan - Vélum
Denoël (parution prévue: septembre 2008)

Illustration pour la localisation française du roman de l'écossais Hal Duncan. Vélum est suivi d'un second tome : Encre.
Ce livre est fou.

À propos de la sortie de Vélum (où vous retrouvez un lien vers une revue de presse aussi exhaustive que possible).

... Et cliquez ici pour découvrir l'illustration du livre de toutes les heures, tome 2 : Encre.

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_ 13/02/2008
_
_ par Daylon

Refleurir Dresde

Ils rêvent tous de bombardement.

Faire refleurir Dresde et ses soeurs. L'illuminer. Réchauffer l'hiver.
« Des bombardiers fileront à basse altitude sur la ville et lâcheront leurs bombes. »
Les carlingues frôleront des antennes, des cheminées.
« Nous entendrons tonner. Vaudra-t-il mieux vivre en hauteur ? »

Ils fantasment sur les ogives et les impacts : les toits s'envoleront, les murs se dissolveront dans les plasmas. Les vitres voleront dans une symphonie légère et la basse ; et le roulement du tonnerre. Le ciel embrasé des foyers de la ville.
« Nous nous réveillerons dans les ruines. »
Les cheveux en bataille, nos lits défaits.
Les poussières d'isolant et les flammèches flâneront au-dessus de nous, en féerie.
« Le monde sera tout neuf. »

Nous nous blottirons sous nos couvertures, nous enroulerons nos corps dans les draps, les draps blancs, et fixeront des postures de repos. De calme.
« Des chats ronronneront derrière les murs abattus. »
Échanges de regards : les immeubles tiennent bon et le ciel est encore clair.

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_ 12/02/2008
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_ par Icha
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_ 11/02/2008
_ Filed under :
eos350d
_ par Daylon

Tuileries

Autour des Tuileries. Essais au 50mm Takumar 1.4.

1.Les arches

Quatre clichés.
[...]

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_ 09/02/2008
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_ par Lasth
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_ 07/02/2008
_
_ par Lasth
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_ 06/02/2008
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_ par Daylon
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_ 03/02/2008
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_ par Lasth
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_ 02/02/2008
_
_ par Mime
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_ 01/02/2008
_ Filed under :
eos350d
_ par Daylon

Par son regard

Le crépuscule glisse, paniqué, derrière les toits de la ville et nous voilà comme piégés dans le noir. Quelques néons, déjà l'obscurité. Elle nous regarde, encore surprise.
Il ne reste plus que nous, sur nos îles de clarté, nos plages de néons et la marée noire tout autour.
Elle aimerait le définir, j'en suis sûr.

by her blue gaze

Il n'y pas de mots. Oh, ses mots se définissent uniquement par des espaces de silences, des secondes immobiles, le rythme de sa respiration entre les monologues muets. Son regard. Le froid rampe hors des ténèbres, la nuit qui vient s'écraser sur nous ; le froid glisse dans ses yeux et le regard vague. Elle ne nous regarde pas, pas vraiment. Un azur gelé, s'échappe des iris et rafraîchit sa peau.
Nous sommes tous sous son regard et elle ne nous voit pas.

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