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_ 30/01/2008
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_ par Lasth
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_ 29/01/2008
_ Filed under :
eos350d
_ par Daylon

... À pourchasser le crépuscule

1.Tolbiac, avenue d'Italie

Quelques moments à pourchasser le crépuscule et les teintes éphémères. L'embrasement timide.
4 clichés.
[...]

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_ 28/01/2008
_
_ par Lasth
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_ 28/01/2008
_
_ par Daylon

La Route, de Cormac mcCarthy

Amis lecteurs, amis lectrices, dans la mesure où « La Route » de mcCarthy est désormais disponible dans toutes les bonnes librairies, je me permets de vous redonner le lien vers la chronique :
« La Route, de Cormac mcCarthy» 

La route, mcCarthy

Allez en paix.

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La chute de la méduse.

Histoire courte de 24 pages réalisée pour les 24 heures de la bande dessinée.

Cliquez sur l'image pour télécharger le fichier pdf (10Mo, environ).

24h bd lasth chute méduse
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_ 26/01/2008
_
_ par Daylon

Penchés sur le berceau des géants

Ceux qui contemplent la baie

La main en visière, les yeux plissés, cherchant une trace des géants dans tout cet azur.
On perçoit l'écho du ressac, les cris de quelques baigneurs.
Odeur d'iode, de métaux surchauffés.

« Si je ferme les yeux maintenant, je ne verrai que du bleu, une peinture monochrome, le creuset de la baie. »
Mouvement de tête, mains qui prennent appui sur la rambarde. Le bois est étrangement frais sous les paumes.
L'eau a pris le parti du soleil ; nous sommes en contre-jour.
Les ancres des géants croisent les contrails cotonneux, l'arc du rivage.
Les créatures sont silencieuses, les créatures sont invisibles. Il fait si chaud.

« Si je ferme les yeux, je garderai quand même le souvenir de la crête irisée des vagues, l'espace, la lointaine ligne d'horizon. »
Et de terminer, plus tard : le doux vertige, l'endorphine.

Enfin, plus loin, estompées par les brumes de chaleur et les esquisses de mirages, au-dessus de Frehel peut-être, les lignes d'ancrage d'êtres stratosphériques ploient sous la brise estivale.

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_ 24/01/2008
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_ par Lasth
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_ 23/01/2008
_
_ par Daylon

Les 24h de la bd

... À noter que pour quelques heures encore, vous pouvez soutenir l'ami Lasth aux 24h de la BD (oui, cela existe).
Et ça se passe par ici.

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_ 23/01/2008
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_ par Mime
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_ 22/01/2008
_
_ par Icha
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_ 21/01/2008
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_ par Lasth
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_ 19/01/2008
_
_ par Daylon

L’insoumission

Les chantiers déserts

Le monstre pousse l’homme. Le monstre énorme ; une créature puissante, brutale. Sa proie est déjà faible, elle trébuche ; le monstre la frappe, la déchire, la jette au sol.
L’homme lutte pour respirer, sa bouche crache du sang.
Le monstre est sur le point de l’écraser. Membres énormes, corps gigantesque, cachent le soleil.

La scène est déserte : des hangars, des voies de chemin de fer, des chantiers.
Chaque coup résonne un long moment dans ce décor vide.
Il ne reste plus que ces deux personnages, en lutte déséquilibrée.
L’homme rampe, geint, ne trouve plus la force de se relever. Sa vie s’échappe. Nulle aide, nul spectateur. Ne reste plus que les immeubles inachevés, les échafaudages abandonnés, les routes.

Ainsi, pour contrer cette solitude, le sol parle :
« Tu n’as pas besoin de ramper pour exister. »
Ainsi, des rails et leur chant de sirènes grinçantes, de la terre relayant les basses des galeries souterraines, du métro, de la sève dans les canalisations : le discours lent de la lithosphère parvient jusqu’à l’homme.
Il y distingue un chant rêveur :
« Tu n’as pas besoin de ramper pour exister. »

Il écoute ; il entend : ses mains creusent les graviers, la roche éclate.
Tout autour : les voies plient, le chantier se contracte, les métaux chantent, les couches de plâtre explosent. Le monde se concentre tout autour de lui, de ce corps, de cet être souverain et dégage tant de chaleur. En cet épicentre naît un autre jour.
La créature se brûle, lâche l’homme couvert de sang, lâche les lambeaux de vêtements. Le monstre recule et l’univers se réduit un peu plus ; le monstre fuit, mais pas assez vite pour s’éloigner de cet homme qui n’a plus besoin de ramper pour exister.
La gravité augmente, des carcasses de véhicules brûlés volent et de désintègrent à proximité, la poussière s’enroulent autour des deux êtres, êtres égaux, les couches granitiques craquent.

L’homme relève la tête, adresse un sourire vengeur, un sourire souligné de sang.
Un insert de silence. La scène immobile.
Ensuite : la déflagration, la destruction, l’onde de choc déchirant les chairs du monstre et les semant, atomisées, réduites à d’humbles particules muettes, les semant aux quatre vents.
Une lumière parfaite noie la scène.

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_ 18/01/2008
_
_ par Daylon

Le jeu

le dé

« Essaie. »
Il lève à peine la tête, ses yeux tout justes visibles sous l’horizon des arcades. Ses lèvres s’étirent, les incisives percent en appel à la corruption. Il se détourne, tire une taffe. Il retient la fumée, attend. Ce qu’il attend, c’est /
« Essaie. Joue. »
Voile de fumée opaque.

Des taches de vin sur la nappe. Des flaques de sang séché sur le papier rouge. Des bouteilles sans étiquettes. Bordel, nous sommes tous les deux torchés :
« Écoute. Je sais pas. On peut éviter tout ça. »
La fenêtre est légèrement entrouverte pour faire fuir les odeurs de bouffe, rafraîchir l’atmosphère ; prendre en échange le bourdonnement des chenilles de chars. Les claquements métalliques de l’armement lourd.

Il gratte du pouce les marques de vin sur ses lèvres.
« Pair. Je pars. Impair, c’est toi. »

Ma tête tourne, s’enivre plus de la plainte des hélicos que de l’alcool. Je crois que je vais vomir.
« Essaie. Joue. »
Il termine sa cigarette, l’écrase au bord du cendrier ; le cendrier rempli de mégots.
Des coups de fusils. Lointains. Tambour d’un bombardement.

« Je jouerai à ta place, alors. »
Il saisit le dé, le renferme un instant dans le creux de sa main avant de le libérer.
Nous ne pouvons pas choisir.

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_ 17/01/2008
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_ par Lasth
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_ 16/01/2008
_ Filed under :
eos350d
_ par Daylon
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_ 15/01/2008
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_ par Lasth
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_ 14/01/2008
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_ par Lasth
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_ 13/01/2008
_
_ par Mime
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_ 12/01/2008
_
_ par Daylon

À propos de notre ancienne adresse

... Une petite pensée émue pour nos anciens locaux, chez free, définitivement fermés.
Les contenus, jusqu'ici accessibles, sont désormais redirigés ici.

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_ 11/01/2008
_
_ par Daylon

Room service #2

Nous vous l'avions promis avant les fêtes et le voici enfin, oui, le voici : notre second volet des rooms services.
À retard, retard et demie : le room service n'a été repoussé que pour mettre en place le diaporama présent en en-tête de ce site ; comme un complément, ce dernier se concentrant plus sur l'actualité ou la remise en avant d'un billet plus ancien.
Mais trêve de blabla.
Vous êtes nouveaux ? Vous venez juste de découvrir le Moonmotel ?
Ou bien faites-vous partie de nos habitués, désireux de retrouver certains contenus (qui, vous le savez maintenant, nous sont chers, à nous, gentils grooms) ?

Voici le room service #2.

Le Moonmotel vous propose, aujourd'hui, dans son second room service...

Au menu :
C'est alors qu'ils découpèrent le ciel en fenêtres et étages [Daylon] [photographie]
Bain de minuit [Mime] [illustration]
True romanian design. Part 1. [Lasth] [fiction]
Le pouvoir irradiant ses mains (couverture) [Lasth] [illustration]
Une soirée aux beaux-arts [Lasth] [fiction]
On nous fera croire au bonheur [Daylon] [fiction]
Elle décidait de quoi "demain" serait fait [Daylon] [fiction]

Coté news, quelques informations intéressantes :
Lasth figurera à son tour au sommaire de Fiction 7, avec un portfolio intitulé « Le pouvoir irradiant ses mains ». Sortie au printemps prochain. En attendant, nous vous conseillons de récupérer le fil rss du Moon pour suivre la publication de sa version web.
Autre nouvelle, votre serviteur a été sélectionné pour la première exposition photo, collective, du Café Salé. Dates à venir.

Retrouvez notre précédente itération du room service :
"Room service #1"

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_ 10/01/2008
_
_ par Lasth
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_ 09/01/2008
_ Filed under :
eos350d
_ par Daylon

yr2008 (Opening)

1.Sapin / Saint-Sylvestre

Retour sur la Saint-Sylvestre / le premier janvier. Où de petits groupes se réunissent et fêtent dignement l'exécution (sommaire) de 2007.
6 clichés.
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_ 07/01/2008
_ Filed under :
animos
_ par Lasth
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_ 03/01/2008
_
_ par Daylon

Mécanode | sandbox#2

Du mur au plafond, des éclats rouges, des tentures de sang.

Du mur au plafond : la projection, par les vitres grandes ouvertes, des affichages extérieurs.
Des publicités, les radiations au spectre si serré inondaient la chambre ; leur ressac blessait les yeux, mouillait d'écume les corps nus sur le lit et la sueur. La réverbération des rires ; des rires géants, émis d'entre des lèvres peintes et brillantes, bouchaient entièrement la vue ; la réverbération des rires masquaient les murmures et les gémissements, les frottements des tissus humides.

Et ce rouge. Ce rouge partout, ce rouge intense, ce rouge venu annihiler toute autre couleur.
Et de ce rouge, elle se découpait : son corps, sombre, animal, épousant le plafond et l'angle le plus lointain de la pièce.
Elle respirait à peine, immobile, en attente. Silencieuse devant les humains baignés de rouge et de sueur.
Elle savait qu'un jour, un moment ou un autre, la chevelure de l'amante ne dissimulerait plus la présence de l'étrangère.

Il y aurait ensuite ce regard, ces yeux grand ouverts, au fond de cette abysse sanguine et de ces rires d'adolescentes sous auto-tune ; il y aurait ce corps, ce corps qu'elle était venu chercher et délivrer de la moiteur, du rouge ; le rouge partout, toute cette lumière ; et fuir les gouffres minéraux, quasi vivants.

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À propos du Moonmotel :

Ce site est une création permanente, alimentée par Daylon & Lasth.
Vous y trouverez illustrations, photographies, fictions et roughs en tout genre.

This website is an on-going collective arty project, fed by two lazy curators.
We consider this as a notebook, an online deposit for random thoughts.
We mostly speak french, but also some other strange-looking languages too.

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