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... Comme promis, le bandeau-diaporama que vous pouvez voir en en-tête du site a été amélioré.
Au menu :
- Léger débuggage (donc invisible) ;
- Amélioration des transitions (qui ne se font donc plus par cuts brutaux des images).
À noter qu'il vous sera peut-être nécessaire de vider votre cache.
- [EDIT] Après quelques péripéties, de nouveaux morceaux de chouette code ont été ajouté pour rendre le diaporama un chouya plus accessible.
En espérant qu'aucun d'entre-vous n'ait abusé des bonnes choses : il vous reste encore quelques jours de chouille à tenir.
L'équipe du Moonmotel va essayer d'en faire autant (autant que faire se peut).
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Plume me regarde, s’amuse un instant de la seconde silencieuse :
« C’est noël.
— Je crois. Il me semble. »
Le chauffage tourne, les résistances sous tension. On perçoit le son des métaux dilatés. Les faibles gémissements d’aise.
Plume se frotte les mains, y souffle ; touche, hésitante, le bout de ses lèvres bleuies par le froid. Elle me dit :
« Il fait moins huit, dehors. »
Elle s’approche du sapin, tout est tellement cliché, j’hésite entre rire et pleurer ; Plume s’approche et touche une branche. Quelque chose tinte. Une décoration. Plume joue avec les branches et me cherche de son autre main. Ma propre chaleur.
De l’arbre, la neige synthétique s’envole, une neige grumeleuse. Nuages de poudre, odeur capiteuse.
Je laisse Plume se réchauffer, ses mains gagner en douceur, fuis du regard les symboles et cherche du nouveaux points de fuite : à travers la vitre, au-dehors.
Plume retient un rire, me dit :
« On nous fera croire au bonheur.
— Tout est glacé.
— On viendra nous construire des cathédrales de bonheur avec tout ce givre. »
Je la sens sourire. Je n’ai pas besoin de me tourner vers elle pour le savoir. Le plissement de ses lèvres est lové dans cette pause, dans ces quelques secondes de pause.
Elle attend et termine :
« Avec de la dentelle, toute blanche, et de l’espoir à chaque point. Un joli soleil pâle. »
Ensuite : la neige tombera doucement ; sans bruit, comme aujourd’hui ; et nous, nous attendrons en silence, ensemble, quand à l’autre bout de la planète les canons tonneront depuis les chœurs mécaniques, sur les plaines dévastées.
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Breaking news : my own website is down for the moment. Real down. Swaping servers.
Side effect : every single material imported here is broken. Images, most of them. Some marvelous guys are working on that and it will be fixed soon.
We can still dreaming of these infinite days of glory (to come).
Tout ça pour dire que c'est quand même un peu la merde, mais tout devrait rentrer dans l'ordre dans les heures à suivre.
La direction du Moonmotel s'excuse pour la gêne occasionnée.
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Comme nos fidèles occupants l'auront remarqué (notez comme cette phrase va contraindre les gens consultant le Moon par aggrégateur rss à venir jusqu'ici), le bandeau animé est de retour !
Désormais, afin de vous fournir chaque jour un service arty de meilleure qualité, les rooms services seront accompagnés de ce mini showcase permanent, où défileront les travaux auxquels nous tenons tout particulièrement.
Nous commençons en douceur ; il aura encore des plâtres à essuyer durant les prochains jours, mais l'appli est d'hors et déjà fonctionnelle.
Le contenu va s'étoffer au fil des jours. La plupart des mise en avant seront cliquables et vous emmeneront vers le billet concerné.
Pour tout retour ou suggestion, n'hésitez pas : les commentaires sont là pour ça.
Enjoy !
À noter, enfin, que le site de votre groom Lasth a changé d'adresse : désormais, vous pourrez consulter son portfolio à lasth.net.
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Les créatures urbaines, celles qu'on ignore, profitent de la désertion piétonne, de la conquête du froid, pour jouer et dissoudre la réalité. Dissoudre et confondre.
3 clichés.
[...]
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D'immenses vaisseaux surgissent des épaisseurs d'azote pour venir éperonner les nuages.
Et de mes mains, couvertes de glaise, je me protège des reflets blessants à la lisère de ces coques ; dresser le tracé de leur sillage, le projeter ensuite dans le sable sous mes pieds ; creuser un étroit sillon, du sang sous mes ongles, et relever la tête vers les machines : leur flanc, les suites de points, des morceaux de ciel nocturne.
Il fait froid et le vent me blesse les yeux ; des larmes. Le large bronche à peine : vagues discrètes.
Du sel sur mes lèvres.
La flottille brise les récifs blanc, sans substance. Leurs ombres me couvrent puis s'éloignent.
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Deux portraits.
Lorsqu'on s'arrête à mi-chemin entre le corporate et le keudar.
1. This is C.
2. This is A.
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Le matin : la campagne est calme. Silencieuse. De grandes plaines uniformes, des piquets de clôture figés dans l'instant précédent leur chute. Immenses plaines. D'étroites routes détrempées les traversent, creusent des fossés peu profonds, reflètent les nuages. Des rigoles, délimitant ces champs d'herbe ; ces surfaces de fleurs minuscules et vulgaires, toutes agglomérées au pied de quelques éoliennes piégées dans la rouille. Des pâles manquent à l'une, tournent mollement sur l'autre.
En marge : des voies de chemins de fer désertes, des chemins comme abandonnés.
Les toits du village le plus proche disparaissent sous les courbes du bocage.
Seules les éoliennes et leurs pieds aux pétales blancs émergent. Silencieux, encore. Tristes et calmes, alors que la matinée tourne lentement autour de leurs squelettes étranges.
Tristes et calmes, jusqu'à ce que leurs ombres, à peine visibles, traversent et luisent sur les routes humides. Et l'herbe de plier sans bruit.
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Vanilla longeait les rues pleines d'ombres, écrasées du matin éternel. Le dôme irradiait les toits de Shangaï, allait jusqu'à cuire les revêtements au sol. Vanilla se battait pour les angles morts, les défauts de perspective, les architectures en creux. Au fond de l'avenue, le large : la mer grise, triste, le monde que ne pouvait couvrir le dôme ; le reflet d'une planète totalement baisée. Sur sa peau crépitait un peu d'électricité statique.
Vanilla devait se cacher, éviter la foule, ne jamais, jamais être vue. Vanilla était déjà une légende. Un fantasme de tabloïd ; le meilleur sujet de conversation des mômes camés jusqu'à la racine des cheveux, l'icône des nerds bouffés par les bactéries du Logos.
Vanilla n'avait plus rien d'humain.
Et ses souvenirs :
Le vent sous la toiture, la pluie, la chaleur et ses yeux ; ses yeux : putain, ses yeux brillaient dans le noir lorsqu'il la regardait. Loin d'ici. Tellement loin. Ça foutait la gerbe.
Dark days. Dark days. Dark days.
Les tarés des polices privées débarquaient dans un immeuble tout proche : une descente. Aujourd'hui, ils bossaient tous pour le compte des banques agressives ; le couteau sous la gorge, ils l'avaient tous ; les flics débarquaient et venaient tabasser des familles entières pour recouvrement immédiat de leurs dettes. Ils voulaient tous leur putain d'argent, sans attendre, sans attendre une seule seconde. L'économie tendue jusqu'au point de rupture.
Elle se plaqua contre le mur. Ses pieds ne touchaient pas le sol.
Dans ses veines, au creux des artères mutantes : l'énergie, les filaments de la créature synthétique qu'elle était. Ses limites floues. Vanilla ne pouvait plus jurer avoir été un jour humaine.
Les illusions, l'abnégation, croire pouvoir aider son entourage : l'humanité toute entière peut-être. Le sacrifice. Cette saloperie de putain de sacrifice et toute sa vie gâchée.
Vanilla attendait dans la pénombre. Elle, le monstre.
Ce n'était pas une question d'argent, sûrement pas une question de monnaie ou de valeur : elle cherchait uniquement à rétablir un équilibre, à faire payer pour ses sacrifices vains. Il était question de vengeance, dents serrées, s'il lui restait seulement le moindre vestige de mâchoire ; faire payer jusqu'au dernier être humain, sans distinction, sans compassion.
Elle était le terminateur du jour sans fin. Elle apportait la réalité sous le dôme de Shanghaï.
La rumeur de l'Exopshère, le chant du Mécanode et ses propres cris.
Ses hurlements de rage.
Des fenêtres ouvertes tombait l'écho de sa haine, dans une chanson et une langue inconnues.
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Ce site est une création permanente, alimentée par Daylon & Lasth.
Vous y trouverez illustrations, photographies, fictions et roughs en tout genre.
This website is an on-going collective arty project, fed by two lazy curators.
We consider this as a notebook, an online deposit for random thoughts.
We mostly speak french, but also some other strange-looking languages too.

