Archives
+ Lien permanent
+ Fil des commentaires (un commentaire)

+ Lien permanent
+ Fil des commentaires (aucun commentaire)
+ Lien permanent
+ Fil des commentaires (aucun commentaire)
Faux triptyque, aux liens ne tenant que par l'étrange collage de matériaux de construction.
[...]
+ Lien permanent
+ Fil des commentaires (aucun commentaire)
La Liberté croise le chemin du monstre.
Seule, sise au milieu des ruines ; des draps blancs entourant son corps, s'enroulant depuis le tapis de cendres, le long de son corps, jusque sous des emprises invisibles sous ses côtes. La Liberté attend, ses bras couverts d'ecchymoses et jouant de ses mains graciles, du bout de ses ongles, dans la tourbe pétrolière. Une rafale et ce sont ses cheveux qui terminent le délié de la figure, révèlent sa nuque. La Liberté pose sans même le savoir, pensées repliées sur elles-mêmes ; elle, si maigre, diaphane, un soleil d'apocalypse crevant dans son dos la poussière rouille.
Elle attend mais ne sait pas pourquoi.
Sur ce silence, sur cette immobilité, revient le monstre. Le monstre ayant engloutit le monde. Le monstre encore habillé de feu, dents grinçantes. Du sang alimente les nervures de ses muscles, les veines saillantes et les crevasses pratiquées par les armes lourdes.
Le monstre n'approche pas ; la robe tissée de draps, si blanche, trace une frontière infranchissable. Un contraste sur la sécheresse de la ville détruite.
La Liberté dessine dans la cendre, dessine jusqu'à lever ses yeux pâles sur le monstre ; une question muette ; lever son visage neutre nimbée de crépuscule et chercher une réponse dans le principe destructeur. Un point violacé sous sa tempe.
La Liberté attend, mais ne sait pas pourquoi.
Enluminure :
"I : le soldat"
"II : l'empereur"
"III : le monstre"
+ Lien permanent
+ Fil des commentaires (aucun commentaire)
L'idée obsédait, mais il fallait encore se décider, choisir ; choisir le bon moment ; choisir, enfin, quels matériaux sélectionner (de manière totalement arbitraire, bien sûr).
Le principe était là, mais chaque jour repoussait un peu plus la réalisation. Jusqu'à aujourd'hui.
Les grooms du Moonmotel sont heureux de vous proposer leur premier room service (toujours dans cette optique de coller au plus près des hauts standards de l'hotellerie arty).
Lecteurs assidus nostalgiques ou nouveaux visiteurs cherchant encore leurs marques, vous retrouverez via nos rooms services nos illustrations les plus chères, nos textes les plus précieux; les photos, les roughs ayant gagné une petite place dans notre petit coeur sensible.
Il vous suffit de cliquez où bon vous semble, sur la couverture ci-dessous :
Au menu :
- Le robot gigolo [Michel Koch] [illustration]
- Nerd [Lasth] [illustration]
- Portrait d'Anton Corbijn [Daylon] [photographie]
- Crazy maid [Michel Koch] [illustration]
- War [Lasth] [rough]
- Fanart Hellboy [Lasth] [rough]
- La racine éphémère des nouveaux tenseurs [Daylon] [fiction]
- Une brève histoire des morts [Daylon] [chronique]
Enfin, coté actualité, outre le portfolio de votre serviteur dans le tome 6 de la revue Fiction, sachez que Mime exposera aux Utopiales, à Nantes, cette année. Le week-end du 1er novembre. Voilà. L'intéressé vous donnera plus d'informations d'ici la fin du mois.
Nous vous souhaitons une agréable (re)découverte.
+ Lien permanent
+ Fil des commentaires (aucun commentaire)
Jérôme Noirez, en compagnie de Thomas Day, étaient en dédicace, samedi, à la librairie spécialisée Scylla.
[...]
+ Lien permanent
+ Fil des commentaires (un commentaire)
Les fenêtres ouvertes ne repoussent pas les relents d'alcool :
l'air se compacte, forme une bulle ; l'atmosphère ne pénètre pas le salon. Elle préfère refroidir les vapeurs d'alcool sous ses caresses, saisir et rendre plus piquantes les fragrances. Celles du rhum, du sucre et d'agrumes pressés.
Ici, les glaçons tintent, les murs vibrent sous les basses d'easy-listening technoïde.
Des mains volent. Des rires.
On parle fort et il faut se rapprocher pour se faire entendre. Les voix se noient sous d'autres, vox-codées, crachées par les enceintes. 07-09-22.
Des contacts et la lumière épouse les angles dessinés, capte les mouvements et les éclats égrillards dans les yeux.
Le monstre cueille l'empereur dans sa fuite.
Du pollen suant et geignant qui file entre ses doigts pâles, le monstre laboure le tapis des autoroutes, balaie la berline impériale ; la tôle plie, se déchire et s'envole aux loin ; pétales. Le pollen, l'empereur ; il fuit, le corps exposé à la lumière dure. Dans l'air claquent les culasses des fusils. Les bombardements tonnent. Le monstre écrase et pulvérise les obstacles.
Les rues sont désertes. Les immeubles abandonnés.
L'empereur court, seul, ne se retourne jamais, fuit vers le soleil pour ne pas croiser le regard du monstre et l'apocalypse semée par ses pas. Le monstre chante. Le monstre siffle. Grincements métalliques.
L'empereur espère encore voir surgir le soldat et l'odeur de la Neph tout autour. Il court, il trébuche et les ongles du monstre fendent l'air dans son dos. Les snipers eux-mêmes ont quitté la ville. La ville : un squelette desséché, un cétacé aux os découverts, dévoré et fondu par le feu.
Le feu sous les pas du monstre.
Enluminure :
"I : le soldat"
"II : l'empereur"
+ Lien permanent
+ Fil des commentaires (aucun commentaire)
Ce site est une création permanente, alimentée par Daylon & Lasth.
Vous y trouverez illustrations, photographies, fictions et roughs en tout genre.
This website is an on-going collective arty project, fed by two lazy curators.
We consider this as a notebook, an online deposit for random thoughts.
We mostly speak french, but also some other strange-looking languages too.

