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Benjamin
en interview [25/03/07]
Images : Daylon / Xiao Pan
En partenariat avec Mayku World & Glop ou pas Glop ?
Le monsieur Benjamin, cela fait un bout de temps qu'on vous en parle. Ne faites pas les innocents : on vous a matraqué avec Remember (nota : Ichigo Mayku vous a [in]directement matraqué avec...), nous avons passé la seconde couche avec Orange et, tandis que ce prépare le vernis avec One Day (non, pas encore de lien, désolé), on (nous : le Moon, Mayku et sieur Epikt) peut vous révéler la bonne nouvelle :
Nous avons rencontré Benjamin. Ouais.
Une rencontre que nous allons vous faire partager au fil des prochains jours/semaines par le biais de l'interview, de photos, de commentaires et autres bonus divers et variés. Que du bon.
Et comme le service dans ce motel et au top du top du top des meilleurs ; que votre serviteur, groom affairé, ne pouvait s'empêcher de vous éventer le secret, voici la première pierre de l'édifice Moon/Mayku/Glop :
Les photos.
1.
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Un regard par la vitre : des machines, partout, dressent leurs membres d'épines et de fer ; leurs poutres croisées et les pointes de lumière artificielle. Le jour disparaît derrière les frondaisons verticales, coule et se dilue ; du gris, devient pourpre, sang.
Un regard par la vitre et je croise mon reflet, le sien ; nos corps pétrifiés dans la porcelaine.
Nous attendons la nuit. Elle, surtout. Je la retiens, espère une seconde supplémentaire.
J'entends Bowie chanter derrière la porte. Je serre les poings plus forts pour ne pas pleurer. Moi, redevenu enfance.
Je suis tout près, goûte le sel. Elle a cherché à se draper dans un nuage de tabac pour me dissimuler la fragrance maritime et le voyage.
Je fixe au-delà de sa nuque, le haut de son dos et ses épaules : les grains de beautés disséminés qui redessinent les cartes célestes. Le plan de chaque étoile. Les millions de routes possibles si l'on suit le détail de sa peau.
« Je voyage sur le dos des comètes. »
Je n'ai pas envie de lui répondre.
Je sais que je craquerais. La céramique exploserait ; mon masque ; les bris traverseraient la fenêtre.
L'air viendrait nous balayer, nous renvoyer vers les machines.
Je la laisse ensuite partir, refermer la porte derrière elle et attraper la chevelure des météores.
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« Vous savez, ils vous attendent. »
Personne n'attend. Hein. Personne n'attend. Jamais. Surtout pas moi.
Il baisse la tête et désigne du menton mes bagages. J'imagine qu'il va me parler des coloris, de la marque de la valise ou du code-barre sur l'étiquette. Mais non.
« Vous allez où ?
— Loin. Assez loin. Vous ?
— Loin, aussi. Mais peut-être pas dans la même direction.
— C'est sûr.
— Je vais à Abbey Road.
— Ah oui. »
Il faut traverser des nuages et des déserts. Des fantasmes où les sons ne forment pas de murs mais vous ralentissent quand même.
Je n'ai aucune difficulté à localiser, mais je n'ai pas envie de meubler éternellement ; j'ai envie d'échapper à la socialisation forcée. Ne plus respirer la fumée et écouter des inconnus évoquer leurs projets, leurs translations, "et-la-famille-ça-va-bien ?" Jusqu'à l'épuisement. Moi : prendre ma valise et longer les vieux couloirs vieille Angleterre et sauter dans le premier coucou pour quelque-part.
Loin, évidemment.
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23 Juin.
Al ne le devine pas ; c'est inscrit sur le mur. Les lettres sont douces mais énormes. À coté, c'est le motif imprécis d'ombres projetées qui domine : la lumière du petit matin traverse le balcon, les plantes et le store mal fermé. Le jour est or et la pièce d'un bleu très clair.

« Al.
— Je n'ai pas entendu le réveil. »
Des globules croisent juste sous le plafond. Les formes s'étirent, se rejoignent, se séparent ; restent lascives.
Al tourne un peu la tête, enfoui son nez dans le tissu chaud de l'oreiller. Inspire.
« Tu travailles, ce matin ?
— Non, Al. Mais toi : oui. »
Il sent sa main glisser au creux de son coude. Il la sent préparer une stratégie de motivation. Elle embrasse sa nuque.
« Al. Tu vas trouver le moyen d'être en retard.
— Je sais. »
Al fixe son regard sur les ombres. Les feuilles qui ondulent au bout de leurs tiges. Elles ont le temps qui joue en leur faveur. Les seules sincères, quand les murs affichent tant d'images contextualisées.
Al cherche à garder en mémoire ces quelques minutes ; le contact des peaux, les rapports thermiques, les images. Il oublie alors les fresques procédurales et se concentre sur l'ombre des feuilles.
Post-scriptum : série photographique pour Fiction, tome 6 (novembre 2007).
Voir : "You posthuman !"
Voir : "Connectique"
Voir : "La déconquête spatiale"
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Zuul Fx
, live à la Boule Noire [07/03/07]
Images : Equilibre Music / Virginmega.fr
À l'occasion de la sortie de leur deuxième album, "Live Free Or Die", petite session photo comprenant répétitions, interview et concert.
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Le Moonmotel est heureux de vous annoncer son centième post publié. Déjà. Oui. 100.
Ce que nos décorateurs vous recommandent :
[Lasth]
Les couloirs blancs
NoRe vol.4
This is real !
[Mime]
Gilles de Rais
I want you
Escapade matinale
[Icha]
Rubber life
Tsar bomba
[Daylon]
Chitchatting
You posthuman !
Elles en ont plus besoin que moi
En espérant vous voir toujours plus nombreux à réserver une chambre dans ce petit motel cossu. Nos gentils grooms seront heureux de vous y accueillir.
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La couleur se répand ; dévore les contrastes et le contexte. On ne voit plus qu'elle. Elle mange les façades, bientôt les maisons. La ville sera engloutie.
Le rouge se répand et nous restons inertes. Hypnotisés. Le monde n'a plus de sens.
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Ce site est une création permanente, alimentée par Daylon & Lasth.
Vous y trouverez illustrations, photographies, fictions et roughs en tout genre.
This website is an on-going collective arty project, fed by two lazy curators.
We consider this as a notebook, an online deposit for random thoughts.
We mostly speak french, but also some other strange-looking languages too.

