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_ 24/12/2006
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_ par Daylon

Joyeux Noël, etc.

MoonMotel wish you a merry christmas !
Les gentils grooms du Moon vous souhaitent à tous un joyeux noël. _ + Lien permanent + Fil des commentaires (7 commentaires)
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_ 22/12/2006
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_ par Daylon

5-5-4

Débris

Le masque emprisonne la chaleur. Il la retient, la compresse, l’oblige à condenser l’humidité en gouttes grasses sur ma peau et le plastique. Sur les lentilles.
Des sirènes.
Dans les couloirs, les néons sont morts et le carrelage disparu sous des centimètres de poussières. Les dalles du faux-plafond ont moisi, pour celles qui n’avaient pas encore été enlevées. Une lumière droite traverse les vitres sales et les trous laissés par les projectiles à haute vélocité ; matérialise des pavés plus clairs, gorgés de minuscules particules.
Les bottes heurtent à grand bruit le sol. Je cours.
« 5-5-4. MK à 11h. »
Dans mes oreilles.
« 5-5-8. Couvrez angle mort 5-5-4. »
Les signaux semblent perdre leur sens. L’opérateur, à l’abri, quelque part, loin, débite mécaniquement ses instructions.
La poussière, la foutue poussière, vole partout dans le bâtiment. Je dois dégager du passage des tables abandonnées et des armoires renversées. Une ancienne école ?
« 5-5-4. MK à 12. 500 mètres. »
Je n’ai qu’à baisser les yeux ; voir au travers d’un trou d’obus, l’immense cour intérieure.
Tout est blanc. Laiteux. Le sol est cendre et les murs granuleux. Nous vivons une version guerrière et minérale d’un cliché de Von Unwerth.
« 5-5-4 ?
— J’ai. »
Je pose un genou à terre et arme le fusil de précision : le costume-cravate court, jette des regards terrorisés derrière lui ; ses vêtements ne sont plus aussi bien ajustés, sa fuite n’est pas étudiée. Pas de gel dans les cheveux. Il a perdu son attaché-case. Ses documents et ses présentations.
Le réticule n’oublie aucun détail et me décrit le destin de la cible.
Je prend ma respiration. La balle file sans un bruit et, presque instantanément, vaporise la tête du pauvre type. Son sang est aussi clair que celui d’un insecte : il faut attendre qu’il éclabousse la terre pâle pour paraître plus sombre. Je relâche mon souffle et me relève ; je n’ai même senti pas le recul de l’arme.
« Com, j’ai le MK.
— Joli tir. »
Je quitte mon point de vue sur les bâtiments et pénètre la cage d’escaliers.
En bas des marches : un homme a stoppé son ascension ; la main encore sur la rambarde.
« Com ?
— 5-5-4.
— J’ai un autre MK. »
Je sais qu’il ne peut pas m’entendre.
« 5-5-4 : Nettoyez. »
L’homme ne voit que mon masque. Il ne voit que mon armure. Blanche, comme la pureté. Le blanc que portent les justes. Il ne voit que ça. Son nœud de cravate est défait.
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_ 21/12/2006
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_ par Daylon

Moutons Électriques - catalogue 2007

Photo : Patrice Duvic
Recalibrage / montage / composition : Daylon

Catalogue 2007 (couverture) des Moutons Électriques
"crushed metal can invasion from Earth" _ + Lien permanent + Fil des commentaires (aucun commentaire)
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_ 21/12/2006
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_ par Mime
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_ 20/12/2006
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_ par Mime
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_ 19/12/2006
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_ par Lasth
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_ 19/12/2006
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_ par Mime
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_ 17/12/2006
_
_ par Daylon

Orange

Orange - Benjamin

Titre : Orange
Auteur : Benjamin
Éditeur : Xiao Pan
Année : Décembre 2006

Auteur-phare ; ogive lancée de nulle part par le [alors] nouvel éditeur Xiao Pan, Benjamin avait réussi à marquer un petit milieu pseudo-proto-arty avec son Remember ; combinaison de deux nouvelles qui soufflèrent un étrange souffle de liberté sur tous les amateurs de création numérique.
C'était fort, osé et cette manière d'appréhender des techniques pourtant déjà connues avait pris tout le monde de vitesse.
Et alors ? Après l'effet de surprise, ça garde le même goût ?
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_ 16/12/2006
_
_ par Daylon

La prochaine sera pire

Décorations

Je sors du métro, poussé malgré moi, imbriqué dans un convoi de corps couverts de manteaux épais ; d'écharpes, de laines et de tissus doublés. Air sec, tendance glacé, mais la foule s'occupe de faire grimper l'hygrométrie. Des vapeurs surpeuplées de bactéries. J'avais déjà ma dose : le nez qui coule et l'impression désagréable d'avoir bouffé un cimetière. Des chrysanthèmes fanées sous la langue.
Je sors du métro et la lumière m'agresse les yeux.
J'étais pourtant prévenu : c'est la période. On peut pas y faire grand-chose. Rester chez soi, éventuellement. Se planquer, se terrer.
Les pavés et leurs joints incrustés de givre brillaient en retour.
Un morceau de soleil s'était écrasé au sol. Il avait explosé, projeté son produit sur la ville : des filets vitrifiés qui pendent maintenant aux bâtiments ; s'accrochent aux branches des arbres dénudés. Des débris solaires maculent les vitrines et on en oublie les phares des voitures. On oublie l'avenue ; les trottoirs sont bien trop larges.
Les guirlandes produisent tellement de lumière qu'on en oublie le ciel. L'éclat est si puissant : ça produit un contraste ; on ne parle plus du ciel ; une toile noire. Un voile. Le rien.
Je suis le seul à regarder en l'air, à chercher vainement une réalité au-delà des décorations.
On nous leurre. On remet les compteurs à zéro. On oublie les génocides et les abus de pouvoir. Dans le ciel, cette nuit qui nous apparaît si noire ; totalement opaque : le skybox révélé. Les singes réparent la machine en vue de l'année suivante. Personne ne peut les regarder. Les astronomes nous avaient pourtant prévenus des dangers de la pollution lumineuse.
Quelle année de merde.
Les singes bricolent la machine, le skybox, en sécurité, derrière le rideau multicolore. Ça clignote, ça fait des flashs. Ils nous préparent l'année suivante et je n'ai pas de quoi être rassuré.
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_ 16/12/2006
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_ par Mime
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_ 14/12/2006
_
_ par Mime
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_ 13/12/2006
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_ par Lasth
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_ 12/12/2006
_
_ par Daylon

Une nouvelle bouche

le livre à la main
Samedi dernier, Jean-Marc Agrati était en dédicace à la librairie Scylla.

Et c'était bien.
Et vous avez envie d'aller cliquer sur le lien suivant pour découvrir les Éditions Hermaphrodite. Si si. Faites pas les timides.
Jean-Marc Agrati
Le reste du set + chronique du nouveau recueil de l'auteur, "Ils m'ont mis une nouvelle bouche" pour très bientôt. _ + Lien permanent + Fil des commentaires (4 commentaires)
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_ 11/12/2006
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_ par Lasth
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_ 10/12/2006
_
_ par Daylon

Jusqu'où ?

La route / jusqu'où ?

Je sors du taxi improvisé. Il fait déjà jour et je n'arrive pas à me souvenir quand on a bien pu me coller une barre dans le crâne. Ça bourdonne ; y'a plus assez de place pour ma cervelle. Je pue l'alcool.
« Merci pour le voyage, Gab.
- C'est un plaisir. »
La circulation est clairsemée. On ne sait plus trop ce qu'on fait. Le scénario est parti en sucette, depuis un bout de temps.
« Bon.
- Ouais.
- Je vais me rentrer. »
Fraîcheur matinale. Ma voix pousse de la vapeur hors de mon corps. Je serre ma veste. Gab fixe la route. Il la fixe comme s'il conduisait encore.
« Tu comptes aller jusqu'où, comme ça ?
- Je sais pas. »
Gab se renverse contre l'appui-tête. Gratte ses cheveux en pleine déforestation.
« Je sais foutrement pas. »
Il renifle. Commence à se marrer :
« Jusqu'à Abbey Road ? »

Nuages _ + Lien permanent + Fil des commentaires (aucun commentaire)
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_ 09/12/2006
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_ par Daylon

Dreamcity's supporter project

Dreamcity's supporter project

Dans le cadre de la refonte du projet Alpha World : Dreamcity, il était nécessaire de créer une identité propre au projet de support, qui sera développé en parallèle d'AW:DC.

L'occasion idéale pour écrire un premier (vrai) article , sur le Moon. _ + Lien permanent + Fil des commentaires (aucun commentaire)
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_ 07/12/2006
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_ par Lasth
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_ 05/12/2006
_
_ par Daylon

Fleur-vénus (Alicia)

fleur-venus

Des fragments s'entrechoquent, se télescopent. L'onde se brise et sa fréquence augmente.

Des clics. Des cuts. Dans l'oreille retombent des étincelles, des bris de verre acoustiques ; de la limaille sonore. Toujours des clics. Les pièces tremblent, provoque des collisions ; défilent à toute vitesse. Des cuts.
Dans la tête d'Alicia glisse un chapelet de perles brillantes. Un collier de sons cristallins. Identiques ? Non. Les différences sont là. Elles sont minimes ; elles existent. Des harmoniques qui oscillent. Ça forme des étoiles derrière les yeux d'Alicia.
Des clics. Des clics. Des cuts.

Alicia se vautre dans l'étamine de fleur-vénus. La rosée empêche de s'y dresser. Alicia cherche une meilleure position et finit encore au fond du globule sucré. Ses cuisses frôlent le pistil. Ses mains partent en arrière, cherchent instinctivement une prise, là où il n'en existe aucune. Sur les pétales.
Elle n'y prend pas garde ; sa tête énumère les non-dits et le chant fragile.
Autour d'elle : couleurs pastels. Chaudes et douces. Protègent Alicia du monde extérieur, létal ; du domaine de Vajrapani. Protègent sa nudité ; sa peau teintée par la Garance.
Dans ce cocon ; plus loin, même : sous le crâne d'Alicia, tournent les clics et les cuts. Le chant accéléré d'un insecte. Accéléré, encore.
Alica glisse, barbote, respire dans fleur-vénus. Alicia bouge sans s'en rendre compte : ses pieds déforment les pétales lorsqu'ils les heurtent. Elle ne prend pas garde à l'ivresse. Ses paupières retombent, juste un instant : dans le noir, Alicia regarde les étoiles qui font naître les clics et les cuts.
Ses mains reviennent au-dessus du ventre. Jouent. Miment les sons. Créent des objets. Des classes qui viennent capturer les morceaux de la signature acoustique. Entre ses deux paumes éclosent des occurrences. Des cristaux, chargés de nouvelles couleurs. Franches, puissantes. Le code se matérialise. On perçoit encore un écho.
Alicia laisse se manifester les sons qui dansent dans ses oreilles. Ses doigts volent, dansent ; ils sont si souples ; la chorégraphie est si belle.

Entre les pétales de fleur-vénus : les sons se concatènent. Naissent dans le monde physique. Quittent leur état d'onde ; rejoignent le corpusculaire.
Alicia les décrypte. Tisse le message. De fleur-vénus s'échappe la tige d'une nouvelle plante. _ + Lien permanent + Fil des commentaires (un commentaire)
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_ 04/12/2006
_
_ par Lasth
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Vous y trouverez illustrations, photographies, fictions et roughs en tout genre.

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