05/12/2012
par Daylon
Le cab fut là et il fut tout : dans tout le cadre et à peu de choses près centré. Au photographe, la machine refusait de ses contours le piqué de l'image.
L'homme repensait aux mauvais montages. Il revoyait les comptes Flickr, les surcharges HDR ou les clichés de rue aux effets de flous maladroits. Il ne croyait pas aux réalités parallèles ni aux trucages à moins de trois mètres du sol.
Les autres passants ne se prononcèrent pas.
+ Lien permanent
0 Comments
28/11/2012
in Photography
par Daylon
Part 1 of 2 :
« We buy, sell and trade [...] » in a two-tone city.
+ Lien permanent
0 Comments
À force de fixer la tôle, ils imaginaient le large, des nuages qu'ils ne savaient pas nommer. Les messages peints devenaient alors solaires.
Ces noms d'enseignes, plus tard, dévoraient les rêves des enfants trop exposés.
+ Lien permanent
0 Comments
Un lieu clos, contrôlé, théâtre d'univers aux vies brèves, d'évènements immesurables. Tout est ici. Dehors: le silence des friches industrielles. L'eau autour de l'île rabotée. Des arbres gonflés de pluie.
On y dresse le portrait de figures imaginaires. On évoque des anecdotes impossibles et des histoires paradoxales. On y applaudit. On s'inquiète, parfois.
De dehors, les scènes demeurent invisibles. La surface ondule comme voilures. Si le chapiteau accueille quelque public, rien ne nous le fait savoir.
+ Lien permanent
0 Comments
07/11/2012
par Daylon
Je le vois s’éloigner, homme dangereux et hipster presque cool, veste scorpion à la main dans l’escalier. Chaleur south, hygrométrie folle. L’incandescence de l’encadrement s’offre à lui, la bouche est grande, jaune, crépusculaire, et il m’est impossible d’y discerner un détail. Un réalisateur ralentirait cette démarche au montage : nous ne le sentirions même pas ; progressif, de plus en plus lent, jusqu’à stopper, le corps à quelques millimètres de la rue en fusion. Une portière claque, résonne au-dessus du waterfront. Je ne le suis pas.
La créature roulera hostile dans une coupé sport hors de prix.
+ Lien permanent
0 Comments
Les matériaux pouvaient plier sous les tempêtes, leurs teintes demeuraient intactes.
+ Lien permanent
0 Comments
23/10/2012
par Daylon
Le bas des planches azoté à onze heures, le restaurant confine derrière ses murs une atmosphère respirable, intacte, inaccessible aujourd'hui et inutilisée pour autant que l'on sache.
À l'arrière du porche insuffisant ronronne le compresseur de l'air climatisé ; derrière encore: les marais en lumière. Nous n'entendons que l'écoulement ralenti des eaux basses ; les cancans chuchotés des herbes y baignant. Un trolley abandonné des joueurs témoigne des greens les plus proches.
Nous sommes mardi.
+ Lien permanent
0 Comments
Certains parquaient les vélos d'enfants aux places vacantes, au plus près des murs de Savannah ; aux angles morts de l'après-midi.
+ Lien permanent
0 Comments
Ce site est une création permanente, alimentée par Daylon (Julien Bouvet, Paris).
Vous y trouverez illustrations, photographies, fictions et roughs. Le Moonmotel est un carnet de note, une improvisation.
This website is an on-going collective arty project, fed by the UX designer Daylon.
This as a notebook, an online deposit for random thoughts.

Contenu plus ancien